Bygmalion : Jérôme Lavrilleux, le "flingueur" s'effondre à la télévision

Politique

BYGMALION - L'ex-directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 a reconnu en direct que des prestations fournies par la société Bygmalion ont été indûment facturées à l'UMP au lieu d'être imputées aux comptes de campagne du candidat. Décrit comme un homme redoutable, Jérôme Lavrilleux a semblé vaciller lundi soir.

Un homme politique abattu, le teint blême, et en larmes qui admet des "dérapages". L'image est rarissime à la télévision. Jérôme Lavrilleux, ex-directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, a souvent été décrit comme un redoutable "flingueur de l'ombre". Mais en pleine lumière lundi soir, le directeur de cabinet de Jean-François Copé a semblé vaciller en livrant ses confessions sur l'affaire Bygmalion (lire ici) aux caméras de BFMTV.

Le grand public l'avait découvert lors d'une autre intervention télévisée, en 2012, en pleine guerre pour la présidence de l'UMP. Le fidèle lieutenant de Jean-François Copé avait alors chargé François Fillon. Photos des procès verbaux à l'appui, il avait accusé avec aplomb de fraudes le camp de son rival.

Décoré de l'ordre national du mérite

Ce proche de Jean-François Copé depuis 10 ans, pur produit de la politique, aime à rappeler ses origines modestes. Elu député européen à 44 ans, il aura pourtant gravi les échelons sans difficultés. Il était devenu l'un des rouages essentiels de la campagne présidentielle de Sarkozy, qui l'a personnellement décoré de l'Ordre national du mérite en octobre 2012. "Voilà un homme qui a le talent de ne pas embêter les personnes pour qui il travaille avec des problèmes (qu')elles n'ont pas à connaître", aurait même glissé à cette occasion l'ancien chef de l'Etat.

Même s'il a expliqué ne pas avoir mis au courant Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé des dérives dans  le dossier Bygmalion , son interview vérité pourrait cette fois-ci causer du souci à ses deux amis.

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