Bygmalion : "Le Point" évoque une facture totale pour l'UMP de 26,7 millions d'euros

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SCANDALE - En plein emballement de l'affaire Bygmalion, devenue celle des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, "Le Point", à l'origine de ce scandale, livre de nouvelles révélations. Les sommes facturées à l'UMP dépasseraient largement le montant connu jusqu'alors.

Alors que se tient mardi matin un bureau politique explosif à l'UMP sur fond d'affaire Bygmalion, Le Point livre mardi de nouvelles révélations sur ce dossier explosif. Véritable bombe à déflagration , le scandale a éclaboussé lundi Nicolas Sarkozy après que l’avocat de la société de communication a clairement parlé de "l'affaire des comptes de campagne" de l'ancien Président.

Mardi matin, Le Point affirme que le montant total des versements effectués par l'UMP à la société dirigée par deux proches de Jean-François Copé s'élève à 26,7 millions d'euros. Loin, donc, des 10 à 11 millions évoqués jusqu'alors, notamment par l’avocat de la société et l'ex-directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy, Jérôme Lavrilleux, jusqu'à dimanche encore, directeur de cabinet de Jean-François Copé. Une somme donc particulièrement élevée - notamment quand on sait que le plafond des dépenses de campagne est fixé à quelque 22,5 millions euros pour un candidat parvenant au second tour -, qui relance les interrogations.

Des "tarifs exorbitants"

Certes cette somme aurait été dépensée par l'UMP sur deux ans, entre 2010 et 2012, mais à quelles fins ? Si lundi, Jérôme Lavrilleux a confirmé, sur BFM TV, que des sommes, qui auraient dû rentrer dans les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy ont été facturées à l'UMP pour "ventiler" la comptabilité du candidat UMP, Le Point affirme de son côté que "des prestations pourraient ne jamais avoir existé". Et l'hebdomadaire de détailler les virements de l'UMP à la filiale événementielle de Bygmalion Event & Cie qualifiée de "nébuleuse", pointant des "tarifs exorbitants" pratiqués par la société de communication.

Mais l'enquête du magazine ne s'arrête pas au seul dossier des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy. Evoquant l'"autre volet" de l'affaire Bygmalion, Le Point détaille également les sommes qu'aurait versées la société à l'ancien P-DG de France Télévision Patrick de Carolis, actuellement mis en examen pour "favoritisme" . Ce dernier aurait ainsi perçu 119 500 euros de Bygmalion au profit de sa société "Patrick de Carolis Consulting et Participations" en 2011 et 2012. Autant de révélations qui alimentent une affaire qui n'est pas prête de se refermer.
 

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