Bygmalion : muets, les adversaires de Sarkozy s'appliquent le "code de bonne conduite"

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Ce lundi, les principaux adversaires de Nicolas Sarkozy ont refusé (sauf Jean-François Copé) de commenter la réquisition du parquet de Paris, qui demande un renvoi de l'ancien chef de l'Etat en correctionnelle. L'application du "code de bonne conduite" souhaité ce week-end par Alain Juppé ?

Après l'annonce par le parquet de Paris de la demande de renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy, mis en examen dans l'affaire Bygmalion, aucun de ses adversaires à la primaire de la droite n'a fait de commentaire ce lundi. Surtout pas Alain Juppé, qui samedi à l'université d'été des Républicains, avait proposé l'adoption d'un "code de bonne conduite" à l'ensemble des candidats. "Je n’ai aucun commentaire à faire sur cette décision de justice" a déclaré le maire de Bordeaux aux journalistes présents à sa conférence de rentrée politique locale. "Je vous rappelle que dans le cadre de bonne conduite auquel je suis très attaché, je veux m’abstenir de toute attaque personnelle, et donc je n’ai rien à ajouter sur ce point."

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Même François Fillon, qui ces derniers jours n'a pas manqué d'attaquer l'ancien président, est resté silencieux. Ce matin sur RTL, avant l'annonce du parquet, il avait maintenu qu'un homme mis en examen ne devrait pas être candidat à la présidentielle. Mais il ne s'était pas exprimé sur l'affaire Bygmalion. En revanche, sa porte-parole pour la primaire, Florence Portelli, a déclaré sur franceinfo : "Nicolas Sarkozy est présumé innocent. Néanmoins, l’accumulation des affaires ou d’échos judiciaires dans les journaux, ce n’est pas une très bonne chose pour représenter la droite et le centre à l’élection présidentielle". Ajoutant que M. Fillon est, lui,  "particulièrement attaché" à la "dignité qui accompagne la fonction présidentielle".

"Les affaires judiciaires ne concernent que la justice" Bruno Le Maire

Bruno Le Maire a réagi de son côté en début de soirée. "La justice, c'est la justice. Elle fait son travail de manière indépendante. La politique, c'est la politique. Sur le terrain politique, je serais plus que combatif parce que nous voulons gagner  cette élection avec ceux qui me soutiennent. On montrera que les projets ne sont pas les mêmes. On montrera que certaines propositions qui sont faites ne tiennent absolument pas la route.  Un débat politique de fond, oui. Mais les affaires judiciaires ne concernent que la justice", a-t-il déclaré. 


Interrogé par Le Monde, l'entourage de Bruno Le Maire n'a pas non plus souhaité réagir. "Nous avons une règle : aucune réaction sur les décisions judiciaires".

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Le Maire sur Bygmalion : "Les affaires judiciaires ne concernent que la justice"

Seul Jean-François Copé  a commenté la demande de renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy. "Si j'avais été mis en examen, je n'aurais jamais été candidat", a déclaré le député-maire de Meaux sur BFMTV. Une manière de signifier à l’ancien chef de l’Etat qu’il n’est plus légitime à concourir à la primaire de la droite.

Le président des Républicains Laurent Wauquiez estime quant à lui que "les réquisitions annoncées par le parquet ressemblent à une énième manoeuvre politico-judiciaire, qui terminera comme les précédentes aux oubliettes". "Personne ne peut être dupe du calendrier qui est choisi, à quelques jours du lancement officiel de la primaire de la droite et du centre" ajoute-t-il.

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Affaire Bygmalion : Sarkozy refuse de répondre aux journalistes à la sortie de son QG

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