Ca chauffe chez LR : les pro-Macron "suspendus de leurs fonctions" en attendant une éventuelle exclusion

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SANCTIONS - Lors d'un bureau politique ce mardi soir, Les Républicains (LR) devaient discuter du sort de membres "Macron-compatibles" du parti. Six responsables, dont Edouard Philippe et ses ministres Bruno Le Maire ou Gérald Darmanin, sont dans l'immédiat "suspendus" de leurs fonctions exécutives au sein du mouvement. La date de l'élection du nouveau président du parti a par ailleurs été fixée aux 10 et 17 décembre.

Lors d'un bureau politique ce mardi soir, Les Républicains (LR) devaient discuter du sort des responsables LR ayant rejoint le gouvernement ou affichant leur proximité avec Emmanuel Macron. Ce week-end en effet, six membres LR, à savoir le Premier ministre Edouard Philippe, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, le fondateur du groupe parlementaire Les Constructifs Thierry Solère, Franck Riester, co-président du groupe, ainsi que Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique, et Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics, avaient reçu un courrier les avertissant d’une possible sanction.


Lors de ce bureau politique,  Les Républicains ont finalement décidé qu'une commission ad hoc déciderait de leur sort. En attendant son verdict, qui devrait intervenir "à l'automne", les six responsables LR mis sur la sellette ont été "suspendus de leurs fonctions". Dans un premier temps, seuls les ministres Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu l'avaient été de leurs postes de président de la fédération du Nord et secrétaire départemental de la fédération de l'Eure. Après près de trois heures d'âpres débats, la direction du parti a en effet décidé que ces sanctions temporaires concerneraient aussi les quatre autres hommes.

L'élection du nouveau président fixée au 17 décembre prochain

Le parti LR a par ailleurs décidé d'arrêter les dates de l'élection du prochain président aux 10 et 17 décembre prochain. Les prétendants devront se déclarer avant le 11 octobre auprès de la Haute-Autorité, qui validera les candidatures d'ici au 26 octobre. Après cette date, la campagne interne s'étalera jusqu'au 8 décembre, selon nos informations.


La Haute-autorité, sous la responsabilité d'Anne Levade, sera chargée d'organiser un scrutin électronique.

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