Carte définitive, déplacements autorisés, tests... Ce qu'Édouard Philippe doit préciser cet après-midi

Carte définitive, déplacements autorisés, tests... Ce qu'Édouard Philippe doit préciser cet après-midi
Politique

ULTIMES PRÉCISIONS - Le Premier ministre doit dévoiler ce jeudi après-midi à 16h (en direct sur LCI) les derniers détails de la sortie progressive du confinement, à compter du lundi 11 mai. On fait le point.

Après huit semaines de confinement strict, la mesure va progressivement s'alléger à partir du lundi 11 mai. Le Premier ministre Édouard Philippe doit dévoiler à 16h, en direct sur LCI, les derniers détails du plan de déconfinement, qui comprend encore de nombreuses incertitudes. 

Après l'audition de Jean Castex, coordinateur national de la stratégie de l'exécutif, mercredi devant le Sénat, la prise de parole du chef du gouvernement est forcément très attendue. À quoi faut-il s'attendre ? On fait le point.

La date de fin de confinement actée pour de bon

Avant de détailler le déroulement du déconfinement, encore faut-il connaître la date définitive de l'arrêt de la mesure. Samedi dernier, le ministre de la Santé Olivier Véran a laissé plané le doute quant à la fin du confinement le 11 mai. "La date de levée du confinement pourrait être remise en cause" en fonction de la circulation du virus, avait-il expliqué au Parisien. Jeudi, le chef du gouvernement doit donc acter définitivement la fin du confinement le 11 mai, ou, à l'inverse, annoncer une nouvelle date.

La carte définitive des départements dévoilée

Depuis la semaine dernière, la direction générale de la Santé dévoile chaque soir la carte des départements de France en fonction de la circulation du virus. Pour l'heure, cette carte n'est que provisoire, et varie chaque jour. La version du jeudi 7 mai sera, elle, définitive. La couleur orange va alors disparaître : la France sera divisée en deux, avec des départements rouges et verts.

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En fonction de la couleur de votre département, les mesures de l'après-11 mai ne seront pas les mêmes. Tous les collèges du pays ne devraient par exemple pas ouvrir dès le 18 mai. Lors de son discours à l'Assemblée nationale, le Premier ministre avait indiqué que seuls les élèves de 6e et 5e des départements verts feront leur retour en classe à cette date. Mais des précisions sont attendues.

Pour les parcs et jardins, le flou demeure également. Il était initialement prévu qu'ils restent fermés après le 11 mai dans les départements rouges, mais certaines communes veulent tout de même les ouvrir au public. C'est le cas de Paris, pourtant classé en zone rouge, mais qui souhaite demander une "exception locale". Il serait "déceptif et dangereux sur le plan sanitaire d'organiser un déconfinement à Paris sans pouvoir aller dans les espaces verts, essentiels pour respirer", explique au Parisien Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris. Sur ce point, le Premier ministre pourrait également apporter des précisions.

Quid des motifs valables de déplacements à plus de 100 km ?

Lors de ses discours devant le Parlement, le Premier ministre a répété que les déplacements seraient toujours restreints après le 11 mai. Il ne sera pas possible de se déplacer à plus de 100 kilomètres de son domicile, hors motifs professionnels et familiaux impérieux. Quelles sont les raisons sérieuses ? Faudra-t-il une attestation ? Y aura-t-il des contrôles pour ces longs déplacements ? Édouard Philippe doit encore le préciser.

Lors de son audition au Sénat, Jean Castex a par ailleurs précisé que "la règle des 100 kilomètres devrait être calculée à vol d'oiseau", mais que la décision n'a pas "encore été arrêtée". Édouard Philippe pourrait le confirmer.

Pourra-t-on passer d'une zone rouge à une zone verte ?

Toujours au rang des déplacements, une question demeure : pourra-t-on voyager entre les différentes zones ? Là encore, le flou persiste. Lors de son audition au Sénat, Jean Castex a indiqué qu'il fallait "essayer d'éviter que le virus circule entre les territoires". 

Une interdiction de déplacement des départements les plus touchés vers ceux les moins impactés serait-elle à l'étude ? Ces derniers jours, le ministre de la Santé Olivier Véran ne s'est pas montré aussi affirmatif. "Si vous habitez dans une zone de circulation active du virus, vous n'avez pas vocation à vous déplacer dans des zones dans lesquelles le virus ne circule pas puisque, par définition, c'est là que vous prenez le risque de faire diffuser le virus plus largement", avait déclaré le ministre sur France Info. L'interdiction de déplacement entre des départements de couleur différente va-t-elle alors laisser place à la responsabilité individuelle ? Le chef du gouvernement va devoir trancher.

Les transports en commun réservés aux travailleurs ?

À compter du 11 mai et la reprise progressive du travail, le flux de voyageurs dans les transports en commun va être amplifié. Mais au sein des bus, métros, trams et trains, la capacité sera moindre : une distance d'un mètre devra être respectée entre les usagers, et de nombreuses places seront condamnées (voir la vidéo ci-dessous). De plus, le trafic ne devrait pas reprendre à 100% dès le début de la reprise. Dès lors, comment organiser les transports pour éviter qu'ils ne deviennent des foyers de contamination ?

"À cette rareté de l'offre de transports devra correspondre le fait qu'elle soit réservée aux salariés qui n'ont pas la possibilité de télétravailler", a affirmé Jean Castex au Sénat. Les transports en commun seront-ils réservés uniquement aux travailleurs ? Une attestation sera-t-elle nécessaire ? Des précisions sont attendues.

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Qui aura l'obligation de porter des masques ?

Ils sont au cœur des polémiques depuis le début de la crise sanitaire : les masques. S'ils sont désormais en vente dans les commerces et dans les pharmacies, et distribués par les mairies, ils ne seront pas obligatoires dans l'espace public, mais simplement "fortement recommandés". En revanche, certains endroits devront nécessiter le port obligatoire du masque. C'est le cas des transports en commun et des collèges. 

Jean Castex a par ailleurs indiqué que les masques seront "fortement déconseillés" pour les moins de 6 ans en raison du danger qu'ils représentent, et "fortement recommandés" pour les enfants de 6 à 12 ans.

Qui pourra se faire tester à compter de lundi ?

Autre sujet délicat pour le chef du gouvernement : la gestion des tests. Édouard Philippe promet 700.000 tests PCR par semaine pour toutes les personnes ayant des symptômes ainsi que leurs cas contacts. Ce test doit permettre de détecter la présence du virus dans l'organisme au moment de sa réalisation. 

Comment seront-ils répartis sur le territoire ? Quelles seront les démarches à effectuer pour se faire tester ? Quid de l'isolement, étape indispensable après avoir été testé positif ? Édouard Philippe pourrait également annoncer les derniers détails à ce sujet.

Le 11 mai, première étape du déconfinement progressif

Le Premier ministre devrait également rappeler que le 11 mai n'est que la première étape de la sortie progressive du confinement. Trois semaines plus tard, un nouveau point complet sur la situation devrait être effectué. 

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D'autres décisions seront alors prises : la date d'ouverture des cafés et restaurants, la réouverture des lycées, les départs en vacances, les rassemblements, l'ouverture des plages, des grands musées, des cinémas ou encore des théâtres.

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