Catherine Jacob pour incarner Marine Le Pen ? Ça ne plaît pas à tout le monde...

Catherine Jacob pour incarner Marine Le Pen ? Ça ne plaît pas à tout le monde...

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SEXISME - Le maire d'Hénin-Beaumont n'apprécie pas du tout le pitch du nouveau film de Lucas Belvaux, "Chez nous". Catherine Jacob y incarnant une Marine Le Pen "caricaturée" selon lui, Steeve Briois l'a violemment attaquée sur son physique.

Pot à tabac : Personne grosse et courte sur jambes (défintion du dictionnaire de l'Académie française). Cette expression a été utilisée vendredi par le maire FN d'Hénin-Beaumont pour attaquer Catherine Jacob. L'actrice incarnera, aux côtés d'Emilie Dequenne et André Dussollier dans Chez nous - le nouveau film de Lucas Belvaux inspiré par le parti frontiste -, la présidente du parti d'extrême droite. "Pauvre Marine Le Pen, caricaturée par ce pot à tabac de Catherine Jacob. Un sacret navet en perspective !" s'enflamme-t-il sur son compte Twitter après avoir visiblement lu un article du Huffington Post consacré à la populaire comédienne de La vie est un long fleuve tranquille.


Le pitch du film, dans les salles le 22 février : Pauline, infirmière à domicile entre Lens et Lille (deux villes proches d'Hénin- Beaumont, NDLR) campée par Emilie Duquenne, s’occupe seule de ses deux enfants et de son père, ex-métallurgiste. Dévouée et généreuse, tous ses patients l'aiment et comptent sur elle. Instrumentalisant sa popularité, les dirigeants d’un parti extrémiste vont lui proposent d’être leur candidate aux prochaines municipales.    

Le vice-président du Front national ne s'en prend en revanche nullement au réalisateur de 38 Témoins. Quant à Catherine Jacob, elle n'a pour le moment pas réagi à cette pique clairement déplacée et sexiste. 


Steeve Briois - pourtant connu pour avoir amorcé une certaine "dédiabolisation" du FN -, a soulevé de vives polémiques ces derniers mois à la suite de ses propos sur l'acccueil des migrants. Le 16 décembre dernier, une plainte a été déposée contre lui au tribunal de Béthune par le collectif anti-discriminations La Maison des Potes contre la charte jugée "scandaleuse et inadmissible" de son association controversée, Ma commune sans migrants. Celle-ci stipule entre autres que les camps de migrants "menacent l'exercice des libertés individuelles garanties constitutionnellement", "nuisent à l'ordre public" et "asphyxient l'économie locale".  

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