Cazeneuve et les "sauvageons" de Viry-Châtillon : le FN et la droite s'indignent

Cazeneuve et les "sauvageons" de Viry-Châtillon : le FN et la droite s'indignent

POLÉMIQUE - Le ministre de l'Intérieur a froissé le Front national et certains membres des Républicains ce lundi matin, en qualifiant les agresseurs des quatre policiers de Viry-Châtillon, de "sauvageons". Si certains se sont indignés de la légèreté de ce qualificatif, d'autres sont allés jusqu'à demander sa démission.

Le débat commence à se politiser après l’attaque aux cocktails Molotov de quatre policiers, ce samedi à Viry-Châtillon (Essonne). Si l’incident est d’un drame absolu, c’est bien vers les mots de Bernard Cazeneuve que s’oriente la polémique. Invité sur RTL ce lundi matin, le ministre de l’Intérieur a repris à son compte une expression de son prédécesseur Jean-Pierre Chevènement, en qualifiant les auteurs de l’attaque de "sauvageons". Un terme utilisé en 1999 par l’ancien ministre pour qualifier des délinquants. "Dans 'sauvageon' il y a 'sauvage'", a expliqué Bernard Cazeneuve, dénonçant une "attaque barbare, sauvage qui était destinée à tuer". 

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Policiers brûlés à Viry-Châtillon

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    Mais le choix de ce qualificatif ne fait pas l’unanimité. Pour le Front national, le mot est trop léger. A commencer par la présidente du parti qui a interpellé le ministre de l’Intérieur sur Twitter, lui rappelant qu’"ils n’ont pas craché par terre, mais brulé vif des policiers". Même constat pour le secrétaire général du FN, Nicolas Bay, qui a fait le lien entre "des terroristes islamistes" et "des jeunes turbulents". Pour Florian Philippot, la preuve que "l’Etat a dégringolé" réside dans le propos de Bernard Cazeneuve. Marion Maréchal Le Pen, elle, évoque "des tueurs de flics" et va plus loin dans ses accusations à l'encontre du ministre de l'Intérieur en affirmant qu'"aucun euphémisme ne peut cacher sa responsabilité".

    La récup’ des Républicains

    Chez les Républicains, Philippe Juvin, porte-parole du parti pour les questions européennes, a qualifié l’emploi du mot "sauvageons" de "scandaleux", alors que la vice-présidente de la région Est a rappelé qu’il s’agissait de "meurtriers" (ndlr, un policier sur quatre est dans un état grave et devra bénéficier d'une greffe). "Il est évident que M. Cazeneuve ne peut plus poursuivre sa mission, il est évident qu'il n'a plus la confiance des forces de police, il est évident qu'il n'a plus la confiance des Français après de tels propos inqualifiables. Aussi nous, Les Républicains, exigeons sa démission", a-t-elle ajouté sur Facebook. Eric Ciotti, lui, a également affirmé qu’il s’agissait de "barbares" et de "criminels", mais pas de "sauvageons".

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    Debord sur Cazeneuve : "Nous, les Républicains, exigeons sa démission""

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