Plan de relance : 100 milliards d'euros et trois priorités pour "préparer l'avenir"

Plan de relance : 100 milliards d'euros et trois priorités pour "préparer l'avenir"
Politique

ÉCONOMIE - Trois priorités ont été retenues pour le plan de relance présenté ce jeudi par Jean Castex : le verdissement de l'économie française, sa compétitivité et sa souveraineté ainsi que "la cohésion sociale et environnementale".

"À la hauteur de la situation exceptionnelle". C'est en ces mots que Jean Castex qualifie dans les colonnes du Figaro le plan de relance, destiné à faire face aux conséquences économiques engendrées par la crise sanitaire. 

Intitulé sobrement "France Relance", ce plan d'un montant de 100 milliards d'euros (soit près de 4 fois plus que le plan mis en place lors de la crise économique de 2008) doit permettre de retrouver en 2022 le niveau de richesse d'avant crise. Une contre-attaque à l'inévitable contraction du PIB à cause de l'épidémie de coronavirus, le gouvernement prévoyant une récession de 11% pour l'année 2020. 

"Ce plan ne se contente pas de panser les plaies de la crise. Il prépare l'avenir", explique Jean Castex dans le journal. Vendredi 28 août, Emmanuel Macron allait même jusqu'à défendre la nécessité des mesures du plan "pour préparer la France de 2030"

7 milliards d'euros pour la rénovation thermique

Trois priorités englobent ce plan de relance. La première, qui vise au "verdissement de notre économie", porte sur la transition écologique. 30 milliards d'euros au total dont  11 milliards d'euros seront distribués pour le secteur des transports avec notamment l'apport d'aides pour le fret ferroviaire, les transports en commun, les vélos et les achats de véhicules propres.

7 milliards d'euros seront consacrés au secteur du bâtiment afin de développer la rénovation thermique des logements (tous les ménages pourront notamment bénéficier de la prime énergie sans condition de revenus), 9 milliards pour développer la décarbonisation de l'industrie française. À cela s'ajoute les 2 milliards pour accélérer le développement de l'hydrogène, tant pour l'industrie que pour la mobilité ainsi que 1,2 milliard d'euros d'aide pour valoriser l'agriculture de proximité. 

Baisse de 10 milliards d'euros d'impôts de production par an

Le second volet du plan porte sur la reconstruction industrielle avec pour objectif de "rendre la France plus compétitive et plus souveraine". Au total ce sont environ 35 milliards d'euros qui seront investis pour venir en aide aux entreprises qui bénéficieront de 10 milliards d'euros de baisse d'impôts de production en 2021 mais aussi en 2022, cette réduction d'impôts étant la seule mesure pérenne jusqu'ici annoncée du plan de relance. 

Outre les baisses d'impôts, "le plan contient des dispositions concernant le renforcement des fonds propres des entreprises, notamment les entreprises de taille intermédiaire, qui innovent et exportent", précise Jean Castex dans Le Figaro. L'objectif est aussi celui d'aider les entreprises à relocaliser dans les secteurs clés comme la fabrication de médicaments, l'électronique ou l'agro-alimentaire. 

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6,5 milliards d'euros pour l'emploi des jeunes

Enfin le dernier axe du plan de relance aura pour thème "la cohésion sociale et territoriale". Une enveloppe là encore de 35 milliards d'euros qui comprend notamment les 6 milliards d'euros débloqués pour l'hôpital mais aussi le "plan jeunes" présenté en juillet et d'une enveloppe globale de 6,5 milliards d'euros pour favoriser l'insertion des jeunes sur le marché du travail. 

"Nous investissons fortement pour soutenir les entreprises, mais nous attendons d’elles qu’elles s’engagent fortement pour l’emploi, notamment des jeunes", a déclaré le Premier ministre, interrogé par le quotidien sur les contreparties attendues à l'effort consenti par l'Etat.

La création de places de formation mais également de primes à l'embauche font partie des mesures destinées à "former les salariés tout en préservant leur emploi". À noter que le secteur de la culture, fortement touché par la crise, bénéficiera de 1,6 milliard d'euros d'aides sur deux ans.

Interrogé par le journal sur une éventuelle hausse d'impôt pour financer ce plan de relance, le Premier ministre a garanti qu'il n'y aurait augmentation de prélèvements: "c'est l'erreur qui a été commise lors de la dernière crise et nous ne la reproduirons pas".

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