"Ce serait très grave" : Florian Philippot opposé à l'éventualité d'une réforme de la SNCF par ordonnances

SNCF - Alors qu'Edouard Philippe doit annoncer ce lundi 26 février les modalités de la réforme de la SNCF, les opposants au gouvernement s'inquiètent d'une utilisation des ordonnances. Parmi eux : Florian Philippot dénonce par avance un fait "choquant".

Edouard Philippe doit s'exprimer sur ce point dans la journée. La très périlleuse réforme de la SNCF va-t-elle, oui ou non, être menée par ordonnances ? On sait déjà que le gouvernement souhaite bénéficier d'un calendrier resserré sur un texte qui pourrait notamment comporter une modification du statut des cheminots. Et c'est peu de dire que les opposants à Emmanuel Macron l'attendent au tournant sur le sujet.


Florian Philippot, ex-numéro 2 du Front national et désormais président des Patriotes, ne fait pas exception. Invité de la matinale de LCI ce lundi 26 février, il a ainsi réagi à l'éventualité du passage en force par le gouvernement : "Ce serait très grave" dit-il. "On n'imagine pas qu'une réforme aussi essentielle qui touche quand-même à l'aménagement du territoire, à la vitalité de la nation, aux transports - puisque l'histoire de la France et des chemins de fer est une très vieille histoire - se fasse comme cela, entre deux portes, par ordonnance. C'est tout à fait choquant."

Grève illimitée en vue ?

Et en attendant que le premier Ministre prenne la parole sur la question et éclaircisse la feuille de route, Philippot n'est pas le seul à s'insurger. Son ancienne famille politique partage en réalité le même point de vue. Ainsi, Nicolas Bay, vice-président du Front national, a ainsi affirmé sur France 2 : "Nous sommes défavorables aux ordonnances parce que ça participe d'une logique qui consiste à essayer de confisquer ou en tout cas de réduire le pouvoir démocratique. (...) Le débat parlementaire doit avoir lieu (...) il ne faut pas comme ça passer en force".


Par ailleurs, les syndicats de cheminots, parmi lesquels la CGT, l'UNSA, Sud-Rail et la CFDT, dénoncent un "risque de confiscation du débat par le gouvernement". Et prévient déjà : "On sera porteur d'une mobilisation plus forte et plus rapide", évoquant une grève illimitée. 

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