Ces villes où le PS a pris une claque, ou en craint une

Ces villes où le PS a pris une claque, ou en craint une

MUNICIPALES - Quelques claques retentissantes, d'autres échecs annoncés et plusieurs ballotages défavorables... Comme prévu, les élections muncipales ne sont pas une sinécure pour le PS, après presque deux ans de pouvoir national.

Le jeu démocratique est souvent cruel pour le pouvoir en place. Le premier tour des municipales dimanche n'a pas fait exception pour le PS. Six ans après la vague rose de 2008, le parti a déçu dans bien des villes. Tour d'horizon.

Hénin-Beaumont, la claque du FN. C'est sans doute l'échec le plus emblématique de la soirée. Après des années de bataille sur tous les fronts, le FN Steeve Briois a fini par remporter dès le premier tour la mairie de cet ex-fief socialiste du Pas-de-Calais.

Niort, première ville à basculer à l'UMP. A gauche depuis presque 60 ans, le chef-lieu des Deux-Sèvres a été remporté dimanche par le candidat soutenu par l'UMP, Jérôme Baloge (53% des voix), devant la maire PS sortante Geneviève Gaillard.

Marseille, espoir douché. Alors que son candidat, Patrick Mennucci espérait ravir la ville à la droite, il termine troisième du premier tour , avec 21,2% des voix, derrière l'UMP (36,5%) et même derrière le FN (22,5%).

Paris, déconvenue capitale. L'UMP Nathalie Kosciusko-Morizet devance d'un cheveu sa rivale socialiste , Anne Hidalgo. Si le report de voies du premier tour est prometteur pour cette dernière, ce n'était pas le résultat escompté.

Nancy fait mentir les sondages. Les électeurs ont déjoué les pronostics, en plaçant en tête Laurent Hénart (UDI), le dauphin du sortant André Rossinot, avec 40% des suffrages exprimés. Avec 35% des voix, Mathieu Klein (PS) part avec un sérieux retard pour espérer ravir la mairie.

Quimper, la mauvaise surprise. Le maire sortant PS et conseiller de François Hollande, Bernard Poignant (28% des voix), est devancé par le candidat UMP-UDI Ludovic Jolivet (29%).

Amiens presque perdue. La droite conduite par Brigitte Fouré (UDI) est largement en tête  à l'issue du premier tour des municipales avec 44,8 % des voix, soit 20 points devant le candidat PS Thierry Bonté (24,65%). Le FN Yves Dupille (15,55%) impose une triangulaire au second tour. Avec un réservoir de voix potentiel de 15%, la tâche de Thierry Bonté, conseiller municipal qui tentait de succéder au maire socialiste sortant, s'annonce compliquée.

Les autres villes en danger. Au vu des résultats du premier tour, la gauche risque encore de perdre dimanche prochain Angers, Reims, Saint-Etienne ou encore Laval. A Rouen, le PS arrive en tête mais se trouve en situation périlleuse. A Rennes, il obtient de meilleurs résultats mais en net recul par rapport à 2008. Enfin à Caen, le candidat socialiste est en ballottage défavorable.

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