Trois nouvelles permanences de députés LaREM vandalisées dans la Vienne

Politique
COLÈRE - De nouvelles permanences de députés LaREM ont été dégradées, dans la nuit de mercredi à jeudi 8 août, celle des députés Jacques Savatier et Sacha Houlié à Poitiers, ainsi que les locaux de leur collègue Nicolas Turquois à Châtellerault et à Loudun.

La ratification de l'accord de libre-échange entre l'Europe et le Canada (CETA) fin juillet par l'Assemblée Nationale ne passe pas auprès des agriculteurs et leurs actions se poursuivent. Dans la nuit de mercredi à jeudi 8 août, trois nouvelles permanences LREM ont été dégradées, dans la Vienne. Les locaux des députés Jacques Savatier et Sacha Houlié à Poitiers, ainsi que les permanences de Nicolas Turquois à Châtellerault et Loudun, ont été murées. 


Depuis le début de la semaine, ce sont donc ces permanences ainsi que celles de la député Claire O' Petit et celle de Sira Sylla, qui ont été vandalisées, notamment. La semaine dernière, des manifestants ont brisé toutes les vitres de la permanence où se trouvait le député LREM Romain Grau à Perpignan, et tenté d'y mettre le feu.


Des agriculteurs anti-Ceta ont également muré la permanence de la députée LREM Corinne Vignon à Toulouse, avant de déverser du fumier devant celle d'une autre députée LREM, Monique Iborra, puis devant la préfecture de Haute-Garonne. 

Plusieurs permanences de députés ont fait l'objet d'actions anti-Ceta (traité de libre-échange entre l'Europe et le Canada) ces derniers jours. Par ces actions, les auteurs souhaitent condamner les parlementaires ayant voté en faveur de sa ratification. Les députés visés par ces dégradations ont fait part de leur consternation et de leur colère. 

Pour Alain Claeys, maire de Poitiers, ces actes sont une "atteinte à la démocratie". "J’apprends que les deux permanences des parlementaires ont été murées cette nuit. Ces méthodes sont inacceptables. Je les condamne avec la plus grande fermeté.

Les représentants de la République doivent pouvoir exercer leur mandat en toute liberté. S’attaquer à leur permanence, c’est porter atteinte à la démocratie", a-t-il réagi dans un communiqué. 

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