Charlotte Girard, figure de la France insoumise, quitte le mouvement

Politique

DÉPART - Ancienne porte-parole de la France insoumise, rédactrice du programme pour la présidentielle 2017 du mouvement de Jean-Luc Mélenchon, Charlotte Girard a annoncé son départ dans une lettre, évoquant le "manque de démocratie" au sein du mouvement.

Déjà en retrait depuis plusieurs mois, la figure de la France insoumise Charlotte Girard a annoncé samedi dans une lettre publiée sur Facebook qu'elle quittait définitivement le mouvement. Celle qui avait été désignée tête de liste de LFI aux élections européennes, avant de renoncer en novembre en raison de "contraintes personnelles" et "professionnelles", a exprimé dans sa lettre sa "défiance" à l'égard de l'organisation du mouvement, dont elle critique "l'inefficacité" et le "manque de démocratie".

Lire aussi

Charlotte Girard évoque dans ce texte la "désorganisation" de la France insoumise et l'impossibilité d'y exprimer ses désaccords, ainsi que "l'écart" que LFI n'a pas comblé avec "les gens". "Le chemin fléché par la France insoumise s'arrête. J'ai donné tout ce que je pouvais tant que je pensais que l'outil - le mouvement - était conforme au but - la révolution citoyenne. Mais je n'en ai plus la certitude et je n'ai pas la certitude non plus que les efforts qu'il faudrait fournir pour obtenir la refondation interne de l'outil seront au rendez-vous", explique-t-elle.

Il "n'y a pas de moyen de ne pas être d'accord" au sein de LFI

Auteure du programme originel de LFI avec l'économiste Jacques Généreux, Charlotte Girard ajoute qu'il "n'y a pas de moyen de ne pas être d'accord" au sein de LFI. Elle fait partie des 42 cadres et militants de LFI signataires d'une note interne, dévoilée jeudi par Le Monde, qui dénonce le fonctionnement du mouvement où n'existe selon eux "aucune véritable instance de décision collective".

La juriste dénonce enfin "l'écart que nous n'avons pas comblé entre le monde militant institutionnel et les gens". Constatant que "la jonction n'a pas eu lieu" avec le mouvement des "gilets jaunes", elle estime que LFI est "trop tourné vers l'exercice institutionnel du pouvoir, en l'occurrence l'exploitation du seul contre-pouvoir parlementaire".

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter