Le compagnon de l’ex-cheffe de la sécurité de Matignon dément avoir déplacé le coffre-fort de Benalla

Politique

BENALLA - Mis en cause par "Libération", Chokri Wakrim, militaire de profession et proche d'Alexandre Benalla, aurait déplacé le coffre-fort contenant des armes du domicile de ce dernier avant qu’il ne soit perquisitionné. Une version que dément l’intéressé.

Ce jeudi, l’avocat de Chokri Wakrim, militaire ami de Benalla, impliqué dans un contrat négocié par l’ex-chargé de mission à l’Elysée avec un oligarque russe controversé, a nié fermement avoir sorti le coffre-fort de l’appartement de Benalla juste avant une perquisition l’été dernier, démentant les révélations de Libération

Marié à l’ex-cheffe de la sécurité du Premier ministre, Chokri Wakrim "dément catégoriquement  avoir un lien quelconque avec le 'déplacement' d’un coffre-fort appartenant à Monsieur Alexandre Benalla et conteste fermement les allégations fausses contenues dans cet article." Il compte mettre en oeuvre "toutes les procédures nécessaires afin de rétablir son honneur et sa réputation."

 

Sa compagne Marie-Elodie Poitout lui a emboîté le pas : "Je démens formellement avoir eu connaissance ou avoir participé d'une quelconque manière à la disparition du coffre-fort de Monsieur Benalla", a-t-elle déclaré jeudi soir à l'AFP. "Je réfute ces allégations mensongères et n'ai aucune connaissance d'un éventuel rôle qu'aurait pu jouer M. Wakrim", a-t-elle ajouté.

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Le coffre-fort toujours dans la nature

Aucun élément ne permet pour l’instant de déterminer où se trouve le fameux coffre. A la suite de la perquisition du 21 juillet dernier, Alexandre Benalla et sa famille –sa compagne et son fils- ont été accueillis temporairement chez une femme d’affaire suisse, qui a assuré à Libération n’avoir "jamais été impliquée’ ou informée du mystère du soi-disant coffre."

Aucune enquête n’a été ouverte à ce sujet, précise le quotidien. L’enquête sur l’affaire Benalla, a quant à elle fait l’objet d’une demande de dépaysement du dossier, après que le syndicat de police VIGI, partie civile dans l’affaire, a dénoncé des anomalies dans l’enquête.

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