Castaner recadre la députée Thill après ses propos sur Gabriel Attal, Mahjoubi réclame son départ

Politique
RECADRAGE - Suite à une série de tweets sur l'homosexualité du secrétaire d'État Gabriel Attal, la déjà très controversée députée LaREM Agnès Thill est de nouveau visée par les élus de la majorité, dont certains réclament son exclusion. Même le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a pris la parole pour la recadrer.

"Chacun de tes tweets t'éloigne de ce que nous sommes", a répliqué mercredi 24 avril le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner à des propos de la députée LaREM Agnès Thill sur le coming-out du secrétaire d'État Gabriel Attal. Reprenant un article du journal Têtu, la députée de l'Oise a tweeté : "Au moins, la couleur est annoncée. #bioéthique en juin".


Une sortie qui a fait réagir le ministre de l'Intérieur, qui a répondu publiquement à l'élue sur le même réseau social. "Les mots qui blessent, les paroles qui ostracisent, disqualifient - toujours - leurs auteurs et leurs thèses. Chacun de tes tweets t'éloigne de ce que nous sommes, de nous, mais pire, ils t'éloignent des valeurs que tu penses servir", a écrit Christophe Castaner.

Mahjoubi demande à Thill de quitter LaREM

Des propos qui ont choqué le député LaREM de Paris, Mounir Mahjoubi. "Vos propos sont en contradiction avec les valeurs d'inclusion de notre mouvement. Prenez vos responsabilités et quittez notre groupe", a-t-il demandé. La députée LaREM des Yvelines Aurore Bergé a aussi critiqué le commentaire d'Agnès Thill : "De fait, par tes mots qui blessent et ciblent certains de nos concitoyens en raison de leur orientation sexuelle, tu fais le choix de rompre avec notre mouvement et nos valeurs", a-t-elle tweeté. "Et Agnès, tu sais, un arc en ciel ça permet de conjuguer plusieurs couleurs harmonieusement."

Agnès Thill a multiplié à plusieurs reprises les prises de positions, contestée au sein de la majorité, sur l'ouverture de la PMA aux couples lesbiens et aux femmes seules, une idée défendue durant la campagne présidentielle par Emmanuel Macron. Le sujet, inscrit dans la future révision des lois de bioéthique, doit être présenté avant l'été en conseil des ministres.

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