Christophe Castaner réclame la dissolution de quatre associations "légitimant le djihad armé"

Politique

SÉCURITÉ - Christophe Castaner a proposé ce mercredi de procéder à la dissolution des associations "Centre Zahra France", "Fédération Chiite de France", "Parti Anti Sioniste" et "France Marianne Télé", au motif que celles-ci "légitiment de façon régulière le djihad armé".

Le ministre de l'Intérieur estime qu'elles "légitiment de façon régulière le djihad armé". Christophe Castaner a annoncé ce mercredi avoir demandé en Conseil des ministres la dissolution de quatre associations, qu'il accuse notamment de faire "une apologie constante" d'organisations telles que le Hamas, le Djihad islamique palestinien et la branche armée du Hezbollah, "toutes inscrites sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne", selon le communiqué diffusé par Beauvau.

Les associations visées sont les suivantes : le "Centre Zahra France", la "Fédération chiite de France", le "Parti Anti Sioniste" et "France Marianne Télé". 

Ces organisations "légitiment en effet de façon régulière le djihad armé tant par les prêches dispensés, que par les écrits mis à la disposition des fidèles et des internautes, dont les dirigeants du 'Centre Zahra' recommandent vivement la lecture aux fidèles", poursuit le communiqué. "Ces justifications du djihad armé, sans modération d’aucune sorte, s’accompagnent d’un endoctrinement de la jeunesse du 'Centre Zahra' dans la perspective de la guerre sainte." 

Pour rappel, le Centre Zahra de Grande-Synthe avait déjà été fermé par un arrêté du préfet du Nord en octobre dernier, au motif qu'il contribuait à "la diffusion de l'islam radical". 

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Pour procéder à ces dissolutions, Christophe Castaner s'appuie sur l’article L212-1 du Code de la sécurité intérieure, et notamment ses alinéas 6 et 7. Deux alinéas qui permettent de viser tout groupement "qui, soit provoquent à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, soit propagent des idées ou théories tendant à justifier ou à encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence", "ou qui se livrent, sur le territoire français ou à partir de ce territoire, à des agissements en vue de provoquer des actes de terrorisme en France ou à l'étranger". 

Le ministre de l’Intérieur se dit en tout cas "pleinement déterminé à procéder à la dissolution de toutes les associations qui attisent la haine, appellent aux discriminations et font l’apologie de la violence". 

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