Castaner sur LCI : "S'il est libéré de la pression du moment, Bayrou peut avoir une place au gouvernement"

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PROJECTION - Invité de LCI ce vendredi matin, Christophe Castaner n'a pas fermé la porte à un retour de François Bayrou. Le porte-parole du gouvernement a estimé qu'une fois "libéré" de la pression médiatique qui le touche actuellement, l'ancien Garde des Sceaux aurait "toute sa place dans la vie politique française" et pourquoi pas "au gouvernement".

François Bayrou a quitté jeudi le ministère de la Justice, laissant la place à Nicole Belloubet. Le président du MoDem a démissionné alors que des soupçons d'emplois fictifs d'assistants de députés européens touchent son parti, et que le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire au début du mois de juin. Mais Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, invité de la matinale de LCI ce vendredi matin, espère bien que François Bayrou conservera toute sa place dans la vie politique française. "Je sais qu’il a une place dans la vie politique française. Et que s'il est libéré de la pression du moment, il a toute sa place dans la vie politique française." "Il peut l’avoir au gouvernement", a-t-il ajouté.

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François Bayrou à Nicole Belloubet : "vous avez beaucoup de chance"

C’est un homme politique qui a marqué notre histoire politique, ma génération et qui encore aujourd’hui peut poursuivre son action.Christophe Castaner

Selon Christophe Castaner, "ce serait assez naturel qu’on considère que si après la tourmente médiatique dans laquelle il est aujourd’hui il est établi qu’il n’a rien à se reprocher, qu’on ne se pose même pas la question et que s'il est en mesure de rentrer au gouvernement, de devenir président d’une institution, de siéger au Conseil constitutionnel, il a toute sa place. C’est un homme politique qui a marqué notre histoire politique, ma génération et qui encore aujourd’hui peut poursuivre son action."


Invité à réagir sur le remaniement et les démissions des ministres membres du MoDem, le porte-parole du gouvernement a reconnu "une difficulté". "C’est une difficulté, je ne vais pas le nier. Je ne vais pas vous dire que tout ça était prévu. On a des ministres qui ont choisi de reprendre leur liberté de parole, ils étaient dans une tourmente. La règle a été fixée par le Premier ministre, une mise en examen vaut départ. Là on anticipe une mise en examen qui a toutes les chances de ne pas avoir lieu et pourtant on le fait. Car la tourmente médiatique est parfois très dure."

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