Cinq députés de la France Insoumise menacés de mort : Mélenchon dénonce la "recrudescence d'une extrême-droite violente"

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Jean-Luc Mélenchon, l'"insoumis"

MISE EN GARDE - Le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a pointé du doigt ce dimanche "un problème dans notre pays" : la montée de groupes d'extrême droite très violents. Pour preuve : cinq députés LFI dont lui-même ont fait l'objet de menace de mort.

"Nous avons un problème dans notre pays, je vous mets en garde tous: nous avons la recrudescence d'un extrémisme d'extrême droite extrêmement violent, dans toutes sortes de villes, qui va jusqu'à des tentatives d'assassinat", a assuré Jean-Luc Mélenchon ce 8 avril, lors du Grand rendez-vous Europe1 / CNEWS / Les Echos.

"C'est eux qui me menacent de mort"

Et le chef de file de la France Insoumise de détailler les exemples récents d'actions menées par des groupes d'extrême droite : "C'est eux qui attaquent à Montpellier un amphi d'étudiants, c'est eux qui attaquent à Tolbiac, c'est eux qui me menacent de mort. [...] Ça suffit." Des actions qui ne doivent pas être prises à la légère : "L'extrême droite doit être prise au sérieux comme danger de violence et de meurtre." Sur les 17 députés de la France Insoumise, " il y en a cinq qui font l'objet de menaces de mort", a indiqué Jean-Luc Mélenchon.

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Cible d'un projet d'attentat d'un groupe d'extrême droite

L'ancien candidat à la présidentielle en appelle donc à une réaction du gouvernement, ciblant nommément Gérard Collomb le ministre de l'Intérieur. Le député LFI l'avait déjà interpellé récemment. Il lui demandait d'être entendu dans l'enquête sur un projet d'attentat d'ultra-droite où il avait été cité comme cible potentielle.

L'affaire remonte à l'été dernier. Un ancien militant du groupuscule royaliste Action Française en Provence, Alexandre Nisin, a été mis en examen début juillet pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Huit autres suspects ont été mis en examen, soupçonnés d'appartenir à son réseau. "Je me suis porté partie civile dans cette affaire", a indiqué Jean-Luc Mélenchon. "J'ai appris en octobre dernier qu'un groupe de gens avait l'intention de me tuer, ainsi que M. Castaner", secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre.  "Ni moi, ni Castaner n'avons été prévenus de rien", s'est-il insurgé. "Imaginez-vous: ces gens sont dans le même gouvernement", a-t-il ajouté, évoquant Gérard Collomb.

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Très remonté, Jean-Luc Mélenchon a évoqué d'autres menaces de mort, reçues pendant la campagne législative de juin 2017 "à Marseille". A cette époque, il avait "demandé à être protégé". "On me l'a refusé, et puis après je découvre que le 28 mai, ils ont arrêté ce personnage", s'étonne le député. "Quatre mois plus tard ils en arrêtent neuf autres qui étaient toujours en action pendant ces quatre mois".

Il espère que ses avertissements seront entendus : " "Il y a des groupes d'extrême droite qui prolifèrent dans le pays. Qui 

souvent ont commencé leurs premiers pas avec le Front national et qui maintenant vont au bout de cette logique."

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