Clémentine Autain sur l'affaire Matzneff : "Le parquet devrait se saisir, même si les faits sont prescrits"

Clémentine Autain sur l'affaire Matzneff : "Le parquet devrait se saisir, même si les faits sont prescrits"
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L’affaire Gabriel Matzneff, écrivain accusé de pédocriminalité

CONSENTEMENT - La députée LFI était l'invitée d'Elizabeth Martichoux ce vendredi 3 janvier 2020 dans La Matinale sur LCI. Elle est notamment revenue sur le livre "Le Consentement" de Vanessa Springora et l'affaire Gabriel Matzneff, interrogeant les notions de consentement et de prescription.

C'est le livre dont tout le monde parle : "Le consentement" de Vanessa Springora dans lequel l’éditrice décrit la relation qu'elle a eue à 14 ans avec l'écrivain Gabriel Matzneff, l'emprise qu'il a eue sur elle au début des années 1980. Une affaire qui secoue le monde littéraire mais pas seulement. 

Pour Clémentine Autain, interrogée sur le sujet ce vendredi 3 janvier sur LCI, il s'agit d'un livre "bouleversant", "qui permet de saisir les mécanismes de la pédocriminalité" : "Il était temps parce qu'on a fermé les yeux, c'est quelque chose de l'ordre de la non-assistance à personne en danger avec des complicités multiple de la société toute entière - dans le cas de Vanessa Springora de la famille, de l'hôpital, de la justice".

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"Je souhaite que la justice soit faite"

Selon la députée de La France Insoumise, "le parquet devrait se saisir, même si les faits sont prescrits" : "Le parquet peut enquêter et peut-être pourrait-il trouver des victimes qui ne sont pas dans des faits prescrits. Je souhaite que la justice soit faite et que les femmes puissent davantage parler. 

Le livre de Vanessa Springora, sorti en librairie le 2 janvier, promet assurément de relancer le débat sur l'âge minimal de consentement : "Sur ce sujet, la loi doit également évoluer" appuie Clémentine Autain. 

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L'intégralité de l'interview de Clémentine Autain

Un temps envisagé en 2018, le gouvernement n'a pas inscrit dans la loi un âge minimal de consentement à un acte sexuel. L'exécutif avait fait machine arrière parce que la mesure risquait d'être jugée non conforme à la Constitution. "Avec notre groupe de La France Insoumise, nous voulons remettre cette question en débat à l'Assemblée pour instaurer un âge à partir duquel on inverse la présomption d'innocence", assure la députée. 

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