Cohn-Bendit, Lefebvre et Dutreil : Macron accumule les soutiens

PANACHE BLANC - Trois semaines après sa sortie du gouvernement, l'ex-ministre de l'Economie Emmanuel Macron poursuit son chemin vers une candidature à la présidentielle de 2017 et engrange les soutiens, malgré les tirs de barrage de la majorité.

Invité de marque du Sommet des réformistes européens organisé à Lyon ce week-end, par Les Gracques et l'Institut Montaigne, en partenariat avec d'autres think tanks européens, Emmanuel Macron n'a pas laissé sa part au lion cette semaine et peut d'ores et déjà afficher des soutiens venant du centre-droit au centre-gauche.

À Lyon, Macron séduit la droite et le centre

Pour la première fois, l'ancien ministre de l'Economie a pu compter sur des soutiens de droite. Frédérique Lefebvre, ancien sarkozyste et candidat refoulé à la primaire de la droite et du centre, s'est affiché à ses côtés ce samedi pour participer au colloque. Le député Les Républicain, qui a toujours clamé avoir voté la loi Macron avec enthousiasme, se défend toutefois de tout rapprochement.


Côté centriste, Sylvie Goulard était également présente à Lyon. La députée européenne du MoDem, proche de François Bayrou, n’était donc pas présente à l’université de rentrée du président de son parti (qui milite pour... Alain Juppé) mais bel et bien avec Emmanuel Macron. Enfin, les ex-ministres Renaud Dutreil (sous Chirac), initiateur de "La Droite avec Macron" et Nicole Bricq (sous Hollande), déjà ralliés, étaient aussi présents.


Avec son mouvement "En Marche", Emmanuel Macron séduit de plus en plus certains maires de droite qui devrait se rallier peu à peu à lui, si leur candidat n’est pas choisi pour la primaire. 

Quand Cohn-Bendit mise sur Macron pour éviter le "cauchemar"

Pragmatique, Daniel Cohn-Bendit veut lui aussi rallier le panache macronien : "Le cauchemar pour moi, c'est un 2e tour Sarkozy-Marine Le Pen, ça fait 46% à 50% d'abstention", avait-il déclaré jeudi 22 septembre sur France Info. L'ex-député européen et fondateur d’Europe écologie mise donc sur l’ex-ministre de l’Economie pour éviter que cela se produise. 


Si "Sarkozy gagne la primaire de la droite, le centre-droit est orphelin, le centre-gauche, est-ce qu'il va se replier derrière Hollande ? Non. Donc vous avez un espace", a-t-il expliqué. 

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