"Comité des anciens Premiers ministres" : comment Sarkozy veut ringardiser Juppé et Fillon

Politique
TOUS POUR UN – Invité au JT de 20 heures de TF1 dimanche soir, le nouveau président de l'UMP Nicolas Sarkozy a annoncé la création d'un "comité des anciens Premiers ministres". Pas sûr qu'Alain Juppé et François Fillon soient tentés par la proposition.

Nicolas Sarkozy veut rassembler... les anciens Premiers ministres. Invité de Claire Chazal au 20 heures de TF1 dimanche soir, le nouveau président de l'UMP a annoncé la création d'un "comité des anciens Premiers ministres" UMP. "J'ai vu Dominique de Villepin ce matin, il a accepté", a déclaré l'ancien chef d'Etat, qui s'est récemment rabiboché avec son ancien riva l.

EN SAVOIR + >> Villepin soutient Sarkozy : le grand retournement

Villepin et Raffarin sont libres

Un comité qui rassemblerait donc sous la même bannière François Fillon, Dominique de Villepin, Jean-Pierre Raffarin, Alain Juppé, Edouard Balladur et Jacques Chirac. Si l'ancien président, qui a fêté samedi ses 82 ans, et Edouard Balladur sont retirés de la vie politique depuis plusieurs années, François Fillon et Alain Juppé, eux, entendent se présenter à la prochaine primaire à droite qui désignera le candidat à la présidentielle. Ce qui laisserait donc Dominique de Villepin et Jean-Pierre Raffarin.

EN SAVOIR + >> L'ultimatum d'Alain Juppé à Nicolas Sarkozy

"Le bureau politique est la seule instance légitime"

Avec cette annonce, Nicolas Sarkozy espère ainsi ringardiser Alain Juppé et François Fillon. Des rivaux pour 2017 qui feraient alors figures "d'homme du passé". Pas sûr que ce comité soit suffisant pour permettre le "rassemblement" que souhaite Nicolas Sarkozy au sein de sa formation politique. Sur Twitter, le bras droit d'Alain Juppé s'est d'ailleurs empressé de réagir. "Le Bureau Politique élu, dont les anciens Premiers ministres sont membres de droit, est la seule instance de gouvernance légitime", a déclaré Gilles Boyer. Comme une fin de non-recevoir...

Quelques minutes après les déclarations de Nicolas Sarkozy, les premiers "offs" commençaient à bruisser du refus prévisible du député de Paris.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter