Confidences de Hollande : un ancien ministre estime qu'il a été manipulé

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CONFIDENCES - Le député et ancien ministre socialiste Jean Glavany a estimé ce lundi que le livre de confidences de François Hollande correspond "si peu à ce qu'on attend d'un président de la République" qu'il en est venu à juger que les auteurs avaient "poussé François Hollande à la faute" pour gagner "plus d'argent".

Tout ça, c’est de la faute des journalistes, qui ont poussé Hollande à dire n’importe quoi. C’est en substance ce que dit le député des Hautes-Pyrénées Jean Galvany, sur son blog ce lundi. 

L’ancien ministre de l'Agriculture se confie en effet sur le récent livre de confidences de François Hollande, intitulé "Un président ne devrait pas dire ça". Et c’est peu dire que la lecture du pavé lui a fait de l’effet : "Je suis tellement accablé, décontenancé, en colère par la parution du récent livre" des journalistes du Monde Davet et Fabrice Lhomme, "que je me garderai bien, à ce stade, de dire mon sentiment profond sur cette prestation du président qui correspond si peu à ce qu’on attend d’un président de la République, en termes de principes", commence-t-il.

Cette dictature de la transparence est détestable et dangereuse - Jean Glavany

L’ancien directeur de la campagne présidentielle de Lionel Jospin en 2002 n'est donc pas franchement emballé par la prise de parole du chef de l'Etat. Mais il veut surtout "dire un mot de la prestation de ces deux journalistes". Pour lui, les deux reporters du Monde n’ont agi que par cupidité. "Ils vont gagner beaucoup d’argent, tant mieux pour eux, tant pis pour la morale", écrit le député. "Ils savent très bien, ils savaient depuis le début qu’ils gagneraient d’autant plus d’argent qu’ils pousseraient le président à la faute. Alors ils l’ont poussé, poussé, poussé… et il est tombé, tombé, tombé dans le piège".

"Cette dictature de la transparence est détestable et dangereuse pour la démocratie", ajoute dans son billet celui qui a aussi été chef de cabinet du président François Mitterrand. "Se mettre à ‘nu’ ne peut pas être un objectif en soi. Pudeur et dignité doivent être préservées !" conclut-il.

Le Premier ministre, Manuel Valls, en avait aussi, mi-octobre en déplacement à Saint-Pierre-et-Miquelon, "appelé à la dignité, à la pudeur" mais aussi à "se concentrer sur l'essentiel" après les confidences explosives de François Hollande. Mais il n'avait pas, lui, imaginé que le Président, pas franchement réputé pour être facile à manipuler, ait pu être "poussé à la faute" par deux journalistes.

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