Nouvelles restrictions en Île-de-France et à Paris : Hidalgo et Pécresse consultent

La maire de Paris Anne Hidalgo

DISCUSSIONS - La région Île-de-France et la mairie de Paris organisent ce lundi des réunions pour évoquer d'éventuelles nouvelles mesures de restriction anti-Covid-19.

Faut-il aller plus loin que le couvre-feu à 18h ? Quelles nouvelles mesures mettre en place pour inverser la courbe des contaminations en Ile-de-France ? Ce lundi 1er mars, la mairie de Paris et la région Île-de-France organisent chacune de leur côté des réunions avec les autorités préfectorales et sanitaires pour en discuter. Les huit départements franciliens sont tous sous "surveillance renforcée" et susceptibles de faire l'objet de mesures de confinements locaux à partir du week-end du 6 mars, comme annoncé jeudi dernier par le Premier ministre.

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La maire de Paris Anne Hidalgo réunit les 20 maires d'arrondissements en fin de matinée "pour échanger sur des propositions de mesures qui seront soumises au préfet de police et à l'Agence régionale de santé (ARS)" lors d'une seconde réunion dans l'après-midi, a indiqué son entourage dimanche à l'AFP. L'édile devrait ensuite prendre la parole pour faire un point sur ces échanges. 

"Il faut faire des choix clairs et efficaces qui assurent une efficacité sanitaire maximale et donnent des horizons tangibles à nos concitoyens. Toutes les options doivent pouvoir être débattues dans la concertation qui s’engage", avait tweeté Anne Hidalgo vendredi, alors que l'hypothèse formulée par son premier adjoint de confiner la capitale trois semaines avant de tout rouvrir avait fait polémique. La ville de Paris, qui a fait savoir qu'elle s'opposerait à un confinement le week-end comme à Dunkerque et à Nice, préconise un recours accru au télétravail, une accélération de la campagne de vaccination ou encore un dépistage renforcé dans les établissements scolaires et les entreprises.

Si les restrictions sont justifiées, je ne m'y opposerai pas"- Valérie Pécresse

Lundi après-midi, la présidente de région (Libres!) Valérie Pécresse s'entretiendra, elle, avec le directeur de l'ARS francilienne Aurélien Rousseau, le préfet de Paris et d'Île-de-France Marc Guillaume et le préfet de police Didier Lallement. "Ils me proposeront des mesures de restriction qui leur paraissent les plus adaptées au vu de la situation épidémiologique de la région, et là encore si elles sont justifiées, je ne m'y opposerai pas", a déclaré celle pour qui "il faut tout faire pour éviter un nouveau reconfinement".

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Pour enrayer la progression de l'épidémie, la présidente de région appelle également à "revenir au maximum de télétravail", redescendu selon elle à un taux de 50% parmi les métiers qui peuvent y recourir. Lors du Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro dont elle était l'invitée dimanche 28 février, elle a aussi demandé au gouvernement de "changer les critères de vaccinations" afin de l'adapter "en fonction de la population hospitalisée". Il faut "flécher les vaccins là où la pandémie fait rage", a-t-elle estimé, rejoignant ainsi le président (PS) du département de Seine-Saint Denis Stéphane Troussel. L'ex-LR demande également de "tester massivement les élèves dans les écoles" avec des tests antigéniques. 

Enfin, Valérie Pécresse a dit réfléchir avec les préfets de départements à la fermeture des lieux extérieurs à forte fréquentation, comme à Toulouse où la préfecture a interdit l'accès aux berges de Garonne.

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