Congé de deuil parental : Macron assure n'avoir "donné de leçons à personne"

Congé de deuil parental : Macron assure n'avoir "donné de leçons à personne"
Politique

CONGÉS - La majorité présidentielle avait refusé de voter un amendement pour allonger la durée pour le deuil parental de cinq à douze jours. De son côté, le gouvernement avait reconnu une erreur.

Emmanuel Macron a assuré, mardi soir lors de sa rencontre avec la majorité à l'Elysée, n'avoir "donné de leçons à personne" lorsqu'il a exhorté les députés LREM à "plus d'humanité" sur le deuil parental, ont rapporté plusieurs participants.

Après le tollé suscité par le refus de la majorité d'une proposition de loi allongeant le congé pour deuil d'un enfant, le mot du chef de l'Etat avait été perçu comme un reproche injuste par des élus LREM qui n'avaient fait que suivre l'avis défavorable du gouvernement. "Sur l'humanité, je n'ai donné de leçons à personne", a juré Emmanuel Macron ce mardi soir, avant de justifier: "Je me suis exprimé pour qu'il y ait un pare-feu. Quand on perd une bataille, il faut le reconnaître. Quand il y a un tsunami, il faut l'assumer". 

"Une erreur, mais une erreur très humaine"

Une contre-attaque, en somme : Emmanuel Macron rappelle ainsi que la majorité avait "perdu la bataille de l'opinion dès l'hémicycle, dès que le Medef a dit qu'on devait voter la proposition de loi". En effet, son patron Geoffroy Roux de Bézieux avait demandé un nouveau vote, alors que la majorité avait refusé de voter la proposition de loi Bricout au prétexte qu'elle faisait reposer le financement de cette extension sur les seules épaules des entreprises. "Il fallait un acte pour reprendre la main", s'est justifié le président, qui rappelle n'avoir pas parlé d'"inhumanité", sous-entendant que ses propos avaient été déformés.

Preuve qu'il fallait tout de même une câlinothérapie de grande ampleur, Brigitte Macron elle-même, dérogeant à sa discrétion sur les questions politiques, a voulu contribuer à l'apaisement ce mardi en défendant sur RTL les députés Marcheurs et leur "humanité". Ils ont certes commis "une erreur, mais une erreur très humaine" et ont ensuite "réagi avec beaucoup d'humanité" en proposant un congé allongé, a salué l'épouse du président, très impliquée dans ce dossier.

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Les marcheurs avaient provoqué un tollé en rejetant la mesure phare d'une proposition de loi UDI-Agir proposant l'allongement des congés de deuil d'un enfant de cinq à douze jours. Le gouvernement avait ensuite reconnu une "erreur".

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