Conseil national de l'UMP : Nicolas Sarkozy relance le débat sur l'islam

Conseil national de l'UMP : Nicolas Sarkozy relance le débat sur l'islam

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UMP – Le président de l'UMP Nicolas Sarkozy a annoncé samedi lors du conseil national de l'UMP que son parti allait organiser "une journée de travail" intitulée "islam en France ou islam de France ?"

C’est un débat qui sera particulièrement suivi. Nicolas Sarkozy a annoncé samedi lors du conseil national de l’UMP organisé à la Mutualité, à Paris, que son parti allait organiser "une journée de travail" intitulée "islam en France ou islam de France ?"

"On ne peut pas continuer à utiliser le mot intégration, il faut utiliser le mot assimilation", a lancé le président de l’UMP devant plusieurs centaines de conseillers nationaux lors d’une table ronde sur "la crise des valeurs républicaines et de l’identité française". "L’intégration, c’est ‘je viens comme je suis, je ne change rien à ce que je suis’. L’assimilation, c’est ‘on vous accueille tel que vous êtes mais vous adoptez la langue, la culture, l’histoire, le mode de vie du pays qui vous accueille", a déclaré Nicolas Sarkozy. Plusieurs participants de ce premier conseil national depuis l’élection de Nicolas Sarkozy avaient auparavant témoigné de la "montée du communautarisme" chez certains musulmans dans leurs régions.

Pour 68 % des Français, l’autorité de Nicolas Sarkozy "remise en cause"

Pour l’ancien chef de l’Etat, "nous devons tenir notre vocabulaire (…) compte-tenu de la fragilité de la société française et de la colère sourde de tant de nos compatriotes. Nous avons la responsabilité de trouver la solution". "A-t-on oublié", a par la suite affirmé le président de l’UMP, "qu’on a expulsé des prêtres bretons parce qu’ils prêchaient en breton ? Et on vient me dire que c’est un scandale de vouloir empêcher les imams de prêcher en arabe !" Nicolas Sarkozy a en outre annoncé samedi qu’il allait recevoir des responsables musulmans, notamment du CFCM (Conseil français du culte musulman).

Selon un sondage Odoxa pour i-Télé et Le Parisien publié vendredi, plus de deux tiers des Français (68 %) jugent par ailleurs que l’ autorité de Nicolas Sarkozy "a été remise en cause" ces derniers jours lors du débat sur les consignes de vote pour le second tour de l’élection législative partielle dans le Doubs, qui opposera le FN et le PS. Dans le détail, 54 % des sympathisants de droite jugent son autorité écornée, contre 87 % chez ceux de gauche.

L’ancien président de la République arrive toutefois en tête des candidats potentiels à la primaire de l’UMP avec 35 % des suffrages des personnes interrogées. Il perd cependant 7 points par rapport au précédent sondage d’octobre dernier. Nicolas Sarkozy devance Alain Juppé (29 %), qui a été hué par une partie des cadres de l'UMP samedi lorsqu'il a appelé à un "large rassemblement de la droite et du centre", y compris au MoDem, pour lutter contre le FN. Selon un autre sondage BVA-Orange-iTélé publié samedi, 39 % des sympathisants UMP souhaitent la candidature de Nicolas Sarkozy à la prochaine présidentielle, contre 65 % en septembre dernier, soit une chute de 26 points.

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