Conseil national LR : le projet de Sarkozy dont ses concurrents se désolidarisent déjà

Conseil national LR : le projet de Sarkozy dont ses concurrents se désolidarisent déjà

POLITIQUE – Samedi 2 juillet, la majorité des candidats à la primaire de droite s’exprimera lors du Conseil national Les Républicains à la Mutualité. Si chacun exposera les grandes lignes de son programme, Nicolas Sarkozy lui, est censé présenter le projet de son parti pour 2017. Sauf que ses rivaux ne se sentent pas concernés.

S’il continue de cultiver le mystère autour de son éventuelle candidature à la primaire de droite, la sortie de son livre La France pour la vie, ainsi que la présentation de ses différentes propositions dans les médias, semblent tracer les contours d’un programme présidentiel.

Samedi 2 juillet, Nicolas Sarkozy présentera ce qu’il appelle le projet de son parti pour 2017 lors du Conseil national LR, devant un millier de conseillers nationaux à la Mutualité. Un projet auquel ses concurrents ne se sentent visiblement pas liés, jugeant que le projet de la droite en 2017 sera celui du vainqueur de la primaire en novembre 2016 et non celui de l'actuel président du parti.

Les grandes lignes d’un programme officieux

Pour le "presque candidat", c'est donc l’occasion d’exposer les grandes lignes de son propre programme pour la course élyséenne face à ses rivaux. Au fil des mois, sa trame a été enrichie par les multiples "matinées de travail", organisées par Eric Woerth, secrétaire national chargé du projet et proche de l'ex-Président. 

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Ces derniers mois, de nombreux thèmes ont inspiré l’ancien chef de l’Etat parmi lesquels le retour du service militaire pour les jeunes sortant du système scolaire sans diplôme ni emploi, la suppression de l’ISF , la baisse de l’impôt sur le revenu, le maintien de la part du nucléaire à 77 % (au lieu des 50 % voulus par François Hollande), mais également la fameuse  identité nationale  déjà portée en 2007, la laïcité, la fondation d’un  Schengen  2 et d’une nouvelle Europe. "Il faut tout dire avant, pour tout faire après", avait-il déclaré au micro d’Europe 1 le 9 juin dernier. Au total, une dizaine de questions ont été mises en ligne sur  le site de LR , invitant les adhérents à entériner ou rejeter les conclusions de chaque convention.

Accueil glacial en vue

Les principaux candidats à la primaire, qui ont préparé leur propre programme, ont affirmé jeudi 30 juin "ne pas se sentir du tout concernés" par le projet qui sera présenté samedi. Trop libéral, trop mou, trop dur, c'est selon. "Ce programme est beaucoup trop tiède", a jugé par exemple Jean-François Copé qui présentera son propre projet, devant les parlementaires du mouvement, celui d’"une droite décomplexée". François Fillon sera également présent et "prendra sûrement la parole", a confié le député Jérôme Chartier, l'un de ses collaborateurs, au  Figaro . De même qu’Alain Juppé "ira probablement", selon son porte-parole Benoist Apparu.

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De son côté, NKM, qui "passera" le matin, a estimé qu’"élaborer un projet alors même qu’il y a une primaire, qui est l’occasion d’exprimer (nos) diversités, est paradoxal. Si le débat est déjà tranché, alors la primaire n’est plus qu’un casting", a-t-elle déploré. Un sentiment que semble partager le député-maire du Havre et proche d’Alain Juppé, Edouard Philippe : "Le parti est fondé à élaborer, mais l'élection présidentielle n'est pas la rencontre d'un parti et d'un peuple, c'est celle d'un homme et d'un peuple". Certains vont carrément sécher le Conseil national. Henri Guaino "a autre chose à faire", tandis que Bruno Le Maire préfère assister aux "rencontres économiques d’Aix-en-Provence". Un de ses proches a déclaré : "Nous ne nous sentons en aucune mesure engagés par ce projet, nous n’avons donc pas à participer à cette manifestation".

Invité au micro d’Europe 1 ce vendredi matin, Laurent Wauquiez, numéro 2 du parti, a cependant expliqué que ce projet était "important pour montrer que la famille politique n’est pas happée par les différences des candidats à la primaire et qu’elle se rappelle ce qu’elle a en commun". Et d’insister : ce texte, "c’est le centre de gravité de l’identité des Républicains". Ce qui n'est pas gagné.

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