"Contraint", Alexandre Benalla se rendra devant la commission d’enquête du Sénat

"Contraint", Alexandre Benalla se rendra devant la commission d’enquête du Sénat

REVIREMENT - L’ancien collaborateur de l’Elysée fait savoir ce mardi soir par communiqué qu’il se voit "contraint" de se rendre devant la commission d’enquête du Sénat, ce qu’il avait précédemment refusé. Il explique cependant qu'il ne répondra "à aucune question concernant les faits dont la justice est saisie", et tacle les sénateurs, "des petites personnes" "qui se sentent au-dessus des lois".

"Je déplore qu’on m’impose ainsi de comparaitre." C’est par voie de communiqué qu’Alexandre Benalla fait savoir ce mardi soir qu’il se met finalement à la disposition de la commission d’enquête du Sénat. Son avocat, maître Laurent-Franck Liénard, avait indiqué un peu plus tôt dans la journée sur LCI que son client, mis en examen pour des violences commises le 1er mai dernier à Paris, souhaitait attendre la fin de la procédure judiciaire en cours avant de s’exprimer devant les sénateurs. 

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Benalla, l'affaire sans fin

"Afin d’éviter les poursuites judiciaires dont on me menace je vais être contraint de me rendre devant cette commission si une convocation officielle m’est adressée", écrit Alexandre Benalla. "Toutefois je ne pourrai répondre à aucune question concernant les faits dont la justice est saisie."

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"Une commission qui n’a aucune légitimité"

Déplorant de devoir se présenter "devant une commission qui n’a aucune légitimité à poursuivre ses travaux au mépris des principes fondamentaux de notre constitution et de notre démocratie", l’ancien chargé de mission d’Emmanuel Macron souligne encore qu’il "ne [pourra] pas non plus répondre aux questions dont la réponse supposerait de violer le secret de la défense nationale ou le secret professionnel auxquels [il est] lié".

Et d’expliquer : "Etant visé par une information judiciaire et eu égard aux dispositions légales en vigueur et au principe de la séparation des pouvoirs et des droits de la défense, il est apparu avec évidence que cette commission n’avait pas qualité pour m’entendre sur les faits du 1er mai 2018, puisque seule l’autorité judiciaire a compétence pour enquêter sur ces faits. La loi prévoit que lorsqu’une information judiciaire est ouverte les travaux de toute commission d’enquête doivent cesser."

"Des petites personnes qui n'ont aucun droit"

Un peu plus tard dans la soirée, il a réagi sur France Inter de manière ... moins policé. ""M. Philippe Bas, je mesure très bien mes propos, ce petit marquis, m'impose aujourd'hui de venir devant lui, sinon il m'envoie la police ou la gendarmerie. (...) Ce sont des petites personnes qui n'ont aucun droit, et aucun respect pour la République française et la démocratie. (...) Et aujourd'hui, ces personnes bafouent le principe de notre démocratie qui est fondé sur la séparation des pouvoirs. Il y a des gens qui se sentent au-dessus des lois, et qui les font pourtant. Et ça c'est incompréhensible pour moi."

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