Convoquée à propos de sa mission d'ambassadrice des Pôles, Royal s'insurge : "Ils ne savent plus quoi inventer pour me faire taire"

Convoquée à propos de sa mission d'ambassadrice des Pôles, Royal s'insurge : "Ils ne savent plus quoi inventer pour me faire taire"
Politique

POLÉMIQUE - À l'initiative de deux députés, Ségolène Royal va être convoquée à l'Assemblée nationale pour s'expliquer sur l'utilisation de ses moyens d'ambassadrice des pôles. Les députés veulent entendre ses explications sur "son absence à l'ensemble des réunions officielles au Conseil de l'Arctique".

Ségolène Royal va devoir s'expliquer. Plus de deux ans après sa nomination par l'Élysée, le 1er septembre 2017, l'ambassadrice de France chargée des négociations internationales pour les pôles est appelée par la mission d'information sur l'Arctique et l'Antarctique à justifier, devant l'Assemblée nationale, son bilan à cette fonction. Cette convocation, qu'elle doit recevoir dans les prochains jours, a été motivée par son absence à l'ensemble des réunions officielles au conseil de l'Arctique.

"On entend souvent Ségolène Royal parler de la politique nationale et très peu de la mission qui lui a été confiée par le gouvernement. Il nous semblait extrêmement important de l'auditionner et de lui demander exactement dans le quotidien de sa mission ce qu'elle fait", a indiqué mardi 24 décembre à LCI le député UDI Christophe Naegelen, à l'initiative avec son collègue macroniste Éric Girardin de cette invitation, confirmant ainsi une information du Figaro. "Nous demandons qu'elle soit en parallèle auditionnée par la commission des Affaires étrangères", a précisé le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde à l'AFP. La demande en a été faite à la présidente de la commission, Marielle de Sarnez, toujours selon Le Figaro

Des insinuations "calomnieuses"

En novembre dernier, Le Point et franceinfo avaient publié des enquêtes pointant le comportement de l'ex-candidate socialiste à la présidentielle, l'accusant de se servir de sa fonction - pour laquelle elle n'est pas rémunérée - et de ses trois collaborateurs, financés par le ministère des Affaires étrangères, pour promouvoir des activités personnelles. Des "insinuations" "calomnieuses", avait réagi l'ancienne ministre de l'Environnement, qui avait justifié ses absences en affirmant "ne pas aller aux réunions auxquelles (elle) n'est pas utile" et faire "attention aux coûts de ces déplacements, au bilan carbone." 

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Ségolène Royal mise en cause : les explications du député Christophe Naegelen sur LCI

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Ségolène Royal avait d'ailleurs dénoncé des "attaques" lancées "comme par hasard au moment où (elle) apparaît dans les sondages la mieux placée pour relever le défi de la gauche à l'élection présidentielle" en 2022. Une élection à laquelle elle n'exclut pas de participer. Interrogée à ce sujet sur LCI le 26 août dernier, l'ambassadrice de la France pour les pôles expliquait alors que s'il venait à y avoir une candidature, ce sera "en avant avec l'écologie, le féminisme, et à gauche bien sûr." 

Contactée par LCI suite à cette convocation, l'ancienne candidate a indiqué qu'elle se rendra à son audition et lancé, à l'attention de ceux qui la convoquent : "Ils ne savent plus quoi inventer pour me faire taire. Ma parole de vérité les dérange." 

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