Copé trouve le lieu choisi par Sarkozy pour son entrée en campagne "cocasse"

Politique

POLITIQUE - Invité au micro de RTL ce vendredi matin, Jean-François Copé a estimé que la réunion publique de Nicolas Sarkozy prévue le 25 août à Chateaurenard, en région PACA, était "cocasse". L'ancien chef de l'Etat pourrait en effet annoncer sa candidature à la primaire de droite dans la commune où son adversaire a l'habitude de faire sa rentrée politique.

Tel un combat de coqs. Jean-François Copé, candidat à la primaire de droite, a trouvé "cocasse" que Nicolas Sarkozy, soit attendu jeudi 25 août (date butoir pour se déclarer candidat à cette primaire) à Chateaurenard, la commune où il retourne sur le ring politique chaque année.

"Cela fait dix ans que je fais ma rentrée politique à Chateaurenard, donc c'est vrai que lorsque j'ai vu que Nicolas Sarkozy faisait son lancement de candidature à Chateaurenard, j'ai trouvé cela assez cocasse", a déclaré Jean-François Copé ce vendredi au micro de RTL . "C'est un peu comme si François Hollande annonçait sa candidature là où Arnaud Montebourg fait sa Fête de la rose. C'est un peu bizarre", a-t-il ajouté.

Hasard ou stratégie ?

A la question de savoir s'il s'agissait d'un coup bas de l'ancien président, Copé a répondu : "Il ne faut pas exagérer [...] mais je trouve ça bizarre". "Cela a bien confirmé si besoin en était, qu'il faut vraiment faire cette rupture avec tout ce système", a déclaré le député-maire de Meaux, proposant, en guise de rupture, une politique de "droite décomplexée", qu'il propose depuis... 2012.

En 2007, Jean-François Copé se souvient avoir "espéré cette rupture, elle n'a pas eu lieu, et ceux qui l'avaient promise, Nicolas Sarkozy et ceux qui ont été au gouvernement avec lui, [...] François Fillon, Alain Juppé, même Bruno Le Maire, ils ont été battus en 2012", poursuit celui qui a tout de même enchaîné les postes de patron des députés de droite et de président de l'UMP pendant la présidence Sarkozy. 

Ce dernier, d'ailleurs, a-t-il fait son temps ? "Pas seulement, répond le maire de Meaux, qui culmine à 1% dans les derniers sondages . C'est plus que ça. Ce que les Français attendent aujourd'hui, c'est le rétablissement de l'esprit de commandement".

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