Les loyers des petits commerces en difficulté pourraient être pris en charge par le fonds de solidarité

Les loyers des petits commerces en difficulté pourraient être pris en charge par le fonds de solidarité
Politique

ECONOMIE - Le plafond de l’aide accordée aux très petites entreprises menacées de faillite par la crise du coronavirus pourrait être relevé, afin que les loyers soient pris en charge, a annoncé Bruno Le Maire. De nombreux commerçants notamment demandent l’annulation pure et simple des loyers tant qu’ils devront rester fermer.

Le fonds de solidarité annoncé mi-mars par le gouvernement, destiné à soutenir les très petites entreprises qui subissent la crise du coronavirus, pourrait prochainement intégrer la prise en charge des loyers des petits commerces en difficulté. Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, a annoncé mercredi 8 avril sur France 2 que le gouvernement prévoyait une amélioration de ce fonds, opérationnel depuis le 31 mars.

"Les loyers par exemple de commerces, de restaurants qui n'arrivent plus à payer, on pourrait les prendre en charge dans le cadre de fonds de solidarité pour un certain nombre d'entreprises particulièrement menacées", a-t-il déclaré.

Actuellement, le fonds prévoit une aide pouvant aller jusqu’à 1.500 euros pour les très petites entreprises, indépendants ou encore micro-entrepreneurs ayant subi au moins 50% de baisse de chiffre d'affaires par rapport à mars et avril 2019, plus une aide de 2.000 euros accordée au cas par cas pour celles menacées de faillite. Pour ces dernières, "nous pourrions augmenter ce plafond à 5.000 euros justement pour pouvoir intégrer le montant des loyers", a expliqué Bruno Le Maire. Car le loyer pose des difficultés à beaucoup d’entreprises, confrontées à une baisse des clients, du chiffre d’affaires, de l’activité, a rappelé le ministre.

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"Deuxième modification sur laquelle nous travaillons : prendre en charge (...) ceux qui sont au bord de la vraie difficulté, qui sont en situation de redressement judiciaire, qui aujourd'hui ont vraiment du mal à faire face", a-t-il poursuivi. "On travaille à cette amélioration que nous présenterons la semaine prochaine avec Gérald Darmanin", le ministre des Comptes publics, a-t-il ajouté.

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"Envisager des annulations"

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Comme le rappelle le journal La Croix, le loyer est devenu un poste de dépense majeur pour nombre de commerçants, représentant souvent de 10 à 20% du chiffre d’affaires, voire "près de 25% dans certains centre commerciaux très fréquentés". Face à la crise sanitaire, qui menace de devenir une crise économique, le Conseil national des centres commerciaux (CNCC) a appelé ses adhérents à reporter le paiement des loyers. Les commerçants de leur côté appellent à aller plus loin, en annulant purement et simplement les loyers pendant le confinement.

Bruno le Maire a justement indiqué qu'il faudrait "envisager des annulations" des impôts et des cotisations sociales pour les entreprises menacées de faillite, et non un simple report. "J'ai parfaitement conscience qu'il peut y avoir un hôtel, un café, un restaurant, un fleuriste qui ne pourra pas rembourser. Si la menace en cas de non-remboursement, c'est la disparition de l'entreprise, dans ce cas-là on annulera le report de charges sociales et fiscales", a souligné le ministre.

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