"Si l'incidence repartait à la hausse, nous n'hésiterions pas" à reconfiner, prévient Olivier Véran

"Si l'incidence repartait à la hausse, nous n'hésiterions pas" à reconfiner, prévient Olivier Véran

DERNIÈRE CHANCE - Dans une interview au JDD, le ministre de la Santé Olivier Véran a justifié la décision de ne pas reconfiner. À ce stade, il a jugé l'éventualité d'un troisième confinement "probable" mais "pas certain".

L'ultime sursis avant un reconfinement ? Vendredi 29 janvier, le Premier ministre Jean Castex a annoncé, à partir de ce dimanche, de nouvelles restrictions sanitaires renforcées, avec notamment la fermeture des grands centres commerciaux et des contrôles renforcés aux frontières. "La question d'un confinement se pose légitimement, mais nous pouvons encore nous donner une chance de l'éviter", avait-il assuré. 

Une vision optimiste que partage le ministre de la Santé Olivier, alors que "tout laisse à penser qu'une nouvelle vague pourrait se profiler à cause du variant", notamment anglais. "Peut-être pourra-t-on l'éviter grâce aux mesures que nous avons décidées tôt, et que les Français respectent", espère Olivier Véran dans le Journal du Dimanche.

Toute l'info sur

La France fait-elle les bons choix face au virus ?

Les dernières informations sur l'épidémie et le déconfinement

Lorsque la décision de ne pas reconfiner "a été prise vendredi en Conseil de défense, l'incidence, c'est-à-dire le nombre de nouveaux cas quotidiens, avait peu augmenté depuis quatre jours. C'est encore le cas aujourd'hui", justifie-t-il, insistant sur cette "légère décélération" des contaminations. Par ailleurs, "les traces de virus dans les eaux usées, signal indirect, baissent en Île-de-France. Plusieurs semaines après sa généralisation, ça peut signifier que l'effet maximal du couvre-feu se fait sentir."

L'idée, c'est de gagner du temps, de limiter la casse- Olivier Véran, ministre de la Santé

Enfin, les résultats de la deuxième enquête flash sur les variants, anglais notamment, que le ministre a reçus vendredi, "montrent que sa circulation s'intensifie - de 50 % chaque semaine - mais de manière moins intense qu'à l'étranger où des hausses de 70 à 100 % ont été relevées". Cela signifie que "le danger auquel nous faisons face est possible, voire probable. Mais il n'est pas certain", explique Olivier Véran, justifiant la décision de l'exécutif de ne pas imposer de troisième confinement. "La légère décélération des contaminations peut nous permettre d'observer, durant quelques jours, ce qu'il va se passer"

Lire aussi

"L'idée, c'est de gagner du temps, de limiter la casse", ajoute-t-il, mais "si l'incidence repartait à la hausse, nous n'hésiterions pas. Nous n'avons jamais dit que nous ne reconfinerions pas dans les quinze jours à venir si c'était nécessaire". Samedi, selon les chiffres de Santé publique France (SpF), 24.392 nouveaux cas ont été enregistrés en 24 heures, contre 22.858 la veille. Le nombre de personnes hospitalisées est, quant à lui, resté au-dessus de 27.000 pour le cinquième jour consécutif.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Covid-19 : contaminations et hospitalisations en hausse avant l'entrée en vigueur du pass vaccinal

Le pass vaccinal remplace le pass sanitaire : tout ce qu'il faut savoir ce lundi

Covid-19 : comment transformer son pass sanitaire en pass vaccinal ?

VIDÉO - Valérie Pécresse sur TF1 : "Je veux que 95% des Français ne payent plus de droits de succession"

EXCLUSIF - Présidentielle 2022 : découvrez les résultats de notre sondage quotidien du 21 janvier

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.