Coronavirus : entrée par l'arrière dans les bus, obligation de désinfection... ce qui change dans les transports en commun

Coronavirus : entrée par l'arrière dans les bus, obligation de désinfection... ce qui change dans les transports en commun
Politique

TRANSPORTS - Invité politique d'Elizabeth Martichoux ce mardi 17 mars, le secrétaire d'État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari annonce des mesures sanitaires particulières dans les bus et métros. Les opérateurs de transports publics devront désinfecter leurs véhicules sous peine de perdre leur agrément d'exploitation.

La crise du coronavirus impacte fortement les transports en commun. À partir de ce mardi 17 mars à midi, les Français devront limiter leurs déplacements au strict minimum pendant une période d'au moins 15 jours. C'est ce qu'a annoncé lundi le président de la République Emmanuel Macron, à l'occasion d'une allocution télévisée prononcée depuis l'Élysée. "Nous allons réduire la cadence et la fréquence des trains longue distance pour éviter que le virus circule davantage sur le territoire", fait savoir Jean-Baptiste Djebbari, invité de LCI, alors que les Franciliens se sont rués dans les gares ces derniers jours, par crainte du confinement, pour se mettre au vert à la campagne. "Nous allons réduire très progressivement l'offre de transports publics", ajoute-t-il.

Par ailleurs, des mesures sanitaires particulières vont être mises en place dans les bus, métros et autres transports en commun. Un décret entrera en vigueur jeudi "de manière à rassurer les voyageurs". Par exemple, "quand ils devront prendre le bus, ils entreront par l'arrière du bus. Il y aura une rangée qui sera laissée libre entre le conducteur et les voyageurs. Nous inscrirons dans la loi l'obligation de désinfection quotidienne, au moins une fois par jour, de l'ensemble des véhicules de transports publics", détaille le secrétaire d'État aux Transports. "Dans le métro, de la même façon, nous veillerons à ce que les distances de sécurité sanitaire soient respectées. Nous mettons à disposition de l'ensemble des agents des kits avec du gel hydroalcoolique. Les mêmes opérations de désinfection des rames sont prévues. Elles sont déjà en cours".

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L'ensemble de ces recommandations seront inscrites dans la loi "pour avoir des outils de sanction". "Tous les opérateurs de transports publics, qui ne respecteront pas ces obligations de désinfection, pourront se voir retirer leur agrément d'exploitation", qui leur permet de travailler. "C'est une mesure de contrôle de et sanction tout à fait importante", appuie le ministre rattaché au ministère des Transports. "Prenons l'hypothèse d'un opérateur de bus, qui ne respecterait pas les préconisations, l'État se donne la capacité de retirer l'agrément pour que les opérations, qui sont mises en oeuvre, respectent tout à fait le cahier des charges sanitaires que nous nous fixons pour nous-mêmes. C'est très protecteur des Français."

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