Depuis Bormes-les-Mimosas, Emmanuel Macron appelle les Français à faire bloc face au Covid-19

Macron sur la crise sanitaire : "Protéger sans isoler"

DISCOURS - En déplacement dans le Var, le président de la République a appelé lundi les Français à faire preuve de vigilance "face à un virus qui réaccélère" et "d'unité" dans cette lutte.

Il fallait oser ce parallèle. Emmanuel Macron a comparé l'esprit de la Libération à celui que les Français doivent adopter afin de battre le nouveau coronavirus. Une analogie qu'il a dressée ce lundi 17 août lors de la cérémonie du 76ème anniversaire de la libération de Bormes-les-Mimosas, dans le Var, à laquelle il participe depuis désormais trois ans.

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"Notre destin est collectif"

"Nous aurons, dans les prochaines semaines, à continuer à affronter une crise sanitaire qui prend une forme différente", a ainsi déclaré le chef de l'Etat dans cette commune où se trouve le fort de Brégançon, la propriété où les chefs d'État passent généralement leurs vacances. "Le virus réaccélère, donc il faut beaucoup de vigilance", a-t-il plaidé, alors que tous les indicateurs montrent un rebond de l'épidémie et que 24 départements sont en "vulnérabilité modérée" ou "élevée".

"A l'heure où notre pays, comme beaucoup d'autres, traverse une crise inédite, la crise sanitaire exige que nous nous protégions tous mutuellement, que nous soyons chacun responsable de tous", a déclaré le chef de l'Etat pour le 76ème anniversaire de la Libération de Bormes-les-Mimosas. Il a notamment appelé à "redoubler d'attention pour les personnes vulnérables" mais sans pour autant "les isoler". Un souhait qu'il avait déjà émis en mai, quand l'éventualité de déconfiner selon l'âge avait été évoquée.

Pour ce faire, Emmanuel Macron compte donc sur l'unité du pays, notamment à l'heure où des mouvements "anti-masques" commencent à prendre de l'ampleur. Au cours de son allocution devant les élus et des anciens combattants, le président a donc appelé à la cohésion en mettant en avant des ressemblances entre la situation actuelle et celle ayant mené au débarquement des Alliés en Provence en août 1944 et à la victoire sur les Nazis. Il a notamment loué cette "unité, cette capacité d'agir ensemble, de donner de son temps" dont ont fait preuve les anciens combattants le comparant à celle du "pays" depuis le début de la crise sanitaire. "C'est ce que nous aurons à continuer de relever dans les semaines et les mois qui viennent, devant la reprise de l'épidémie, face aux difficultés économiques, sociales, face aux crises internationales que notre pays aura immanquablement" à affronter, a-t-il ajouté. "Nous vivons dans une République, magnifique", a-t-il continué, soulignant son caractère "généreux", et "protecteur". "Elle donne beaucoup plus de droits que dans tant d'autres pays et nous l'oublions si souvent. Mais avant les droits, il y a les devoirs", a-t-il insisté.

Un message qu'il a ensuite répété sur Twitter, soulignant que le "souvenir" de ces combattants "nous enseigne que la solidarité s’écrit à partir d’hommes et de femmes qui se sont mêlés pour l’Histoire, autour de valeurs communes". En fin de journée, le chef de l'Etat s'est fendu d'un tweet en forme de résumé : "Notre destin est collectif".

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