VIDÉO - Emmanuel Macron interpellé par des soignants : "Je n'ai pas envie de laisser tomber l'hôpital"

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ÉCHANGE - En visite ce mardi à l'hôpital Fondation Rothschild à Paris, le président Emmanuel Macron a été interpellé par un collectif de soignants sur le manque de moyens dans les hôpitaux face au Covid.

Il s'est confronté, en personne, à l'inquiétude des soignants. Après avoir visité dans la matinée les locaux d'une association parisienne qui soutient les "aidants", ceux qui aident au quotidien leur proche âgé, malade ou handicapé, Emmanuel Macron s'est rendu à la mi-journée, ce mardi 6 octobre, à l'hôpital Fondation Rothschild dans le XIIe arrondissement de Paris. Le chef de l'État a été interpellé par le personnel hospitalier sur la situation du secteur, alors qu'une modélisation mathématique de l'Institut Pasteur, dont Le Journal du Dimanche a eu connaissance, fait état d'une accélération possible du nombre de patients en réanimation. Selon ces projections, les services pourraient être saturés à la mi-novembre. 

"On a aujourd'hui ce virus qui remonte et continue à faire pression sur nos services hospitaliers", a déclaré le président de la République, masqué, face aux soignants. "Je ne suis pas inquiet, on est tous mobilisés", a-t-il ajouté. "Il y a un gros travail qui a été fait. D'abord, je tiens à vous remercier, à remercier tous les soignants, pour ce qui est fait depuis des années et des années, et aussi aujourd'hui. Beaucoup, parfois, oublient que vous avez eu à gérer ce qui a été déprogrammé pendant le Covid."

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Mis face aux craintes et au ras-le-bol des soignants, Emmanuel Macron a tenté à les rassurer sur ses intentions. "On va tous y arriver. Je suis un fils d'hospitalier, je n'ai pas envie de laisser tomber l'hôpital", a-t-il affirmé, rappelant "les actes" du Ségur de la Santé avec une enveloppe 8,2 milliards d'euros dédiée à la revalorisation et l'attractivité des métiers des établissements de santé. "Si je m'étais engagé à faire le Ségur quand j'étais à Mulhouse, et que derrière on l'a fait et qu'on met les moyens, c'est parce que j'y crois. (...) Tout ce que l'on dit lors du Ségur de la Santé sera appliqué le plus vite possible", a promis le président.

Pour le chef de l'État, il faut "repartir dans une dynamique de réforme et de transformation". "Ce qu'il faut comprendre, c'est que ce n'est pas qu'une question de moyens, c'est une question d'organisation ce que vous avez à vivre avec les unités Covid. Le Covid qui arrive, ce n'est pas une question de moyens", a-t-il martelé devant les personnels hospitaliers, qui lui ont répété leur anxiété face à la gestion de la crise sanitaire. "On ne va pas créer des postes et des lits parce que le Covid arrive là, c'est impossible."

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