"Il a montré une sensibilité humaine" : Jean-Pierre Raffarin approuve la décision de Macron de ne pas reconfiner

"Il a montré une sensibilité humaine" : Jean-Pierre Raffarin approuve la décision de Macron de ne pas reconfiner

INTERVIEW - Invité politique de ce mardi sur LCI, Jean-Pierre Raffarin a félicité le président de la République pour s'être montré "attentif à la situation des Français" en choisissant de ne pas instaurer un troisième confinement.

"Je pense qu’Emmanuel Macron a bien fait de ne pas reconfiner". Invité politique de ce mardi sur LCI, Jean-Pierre Raffarin est revenu sur la décision du chef de l'État de renforcer les mesures de couvre-feu national au détriment d'un nouveau confinement national. L'ancien Premier ministre, actuellement sénateur de la Vienne, estime qu'Emmanuel Macron a fait preuve de d'"une sensibilité humaine" face aux "difficultés actuelles des Français". Avec cette décision, il a ménagé ceux qui "souffrent psychologiquement, et qui sont en situation économique sinistrée", à commencer par les étudiants. "Cette crise fait beaucoup de dégâts, cause de la déconstruction. La manière dont on va sortir de cette pandémie va être déterminante", martèle-t-il. 

Le sénateur rappelle par ailleurs que le président de la République "doit sentir le pouls du pays, le cœur des Français" en refusant de reconfiner. Selon lui, il a "montré une forme de sensibilité que l’ensemble des mesures précédentes n’avaient pas forcément affiché", ajoute-t-il. Plus globalement, l'élu LR souligne que le président est "à la hauteur". "Il est aujourd’hui quelqu’un qui a de l’autorité nationale et internationale. Il a une forme de clairvoyance, de rapidité", note-t-il même s'il retient tout de même les "fragilités, notamment sur l’organisation politique". 

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"Une situation extraordinairement complexe"

Parallèlement, Jean-Pierre Raffarin revient sur la place de l'Europe dans la gestion de cette crise. S'il la dit "fragile", il considère surtout qu'elle a été "très en retard", chaque pays ayant voulu dans un premier temps "traiter la crise de son côté". Pour autant, l'Union Européenne s'est "ressaisie sur la question des vaccins". Selon l'ancien Premier ministre, la "situation est extraordinairement complexe", ce qui explique les nombreux problèmes de logistique. Pour autant, il n'est pas évident que "la France aurait mieux géré seule" notamment du fait de la position ambivalente du Royaume-Uni qu'il ne manque pas d'égratigner. "Nous souffrons du double jeu des Britanniques qui, sur certains plans, veulent rester européens et sur d’autres jouer leur indépendance", avance-t-il. 

Pour rappel, le gouvernement a décidé, en fin de semaine dernière, de maintenir le couvre-feu entre 18h et 6h dans l'Hexagone. Cette contrainte a été complétée par la fermeture des centres commerciaux non-alimentaires de plus de 20.000 m2 et un durcissement des contraintes aux frontières. 

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