Municipales : des masques seront disponibles pour tous les électeurs, promet Castaner

Municipales : des masques seront disponibles pour tous les électeurs, promet Castaner
Politique

SCRUTIN - Le ministre de l'Intérieur promet que des masques seront disponibles à l'entrée des bureaux de vote pour les électeurs qui n'en auraient pas. Il laisse la porte ouverte à l'organisation de réunions publiques, et envisage une extension du recours à la procuration en vue du second tour des municipales, le 28 juin.

Deux jours après l'annonce de l'organisation du second tour des municipales le 28 juin prochain, Christophe Castaner déroule le mode d'emploi de ce scrutin très spécial. Dans une interview accordée au Parisien, le ministre de l'Intérieur revient sur une série des mesures annoncées afin de garantir la sécurité sanitaire des électeurs tout en permettant que la campagne puisse se tenir. 

Première clarification : les conditions d'accès aux bureaux de vote. Dans cet entretien au Parisien, Christophe Castaner garantit que les électeurs qui n'auraient pas de masque à leur arrivée s'en verront proposer systématiquement. "C'est un engagement que nous prenons au côté des communes pour faire en sorte que chaque électeur qui n'en ait pas puisse être équipé dans chaque bureau de vote", indique-t-il. Vendredi, le ministre avait indiqué le port d'un masque chirurgical serait obligatoire pour l'ensemble des membres du bureau de vote, et que les électeurs devraient porter un masque grand public. Il avait précisé que l'Etat appuierait les communes pour la fourniture de ces masques. 

S'agissant des bureaux de vote, l'exécutif pourrait également, si les élus en font la demande, en ouvrir de nouveaux pour ce scrutin si les besoins s'en faisaient sentir dans les villes moyennes, afin de mieux répartir les électeurs.

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Procurations élargies

Pour éviter que le scrutin ne se solde par une abstention massive, comme lors du premier tour le 15 mars, le ministre de l'Intérieur a en outre annoncé qu'il faciliterait le recours aux procurations, en élargissant le nombre de personnes habilitées à établir ces procurations. Les directeurs d'Ehpad pourraient par exemple recueillir ces procurations dans leur établissement, comme cela avait été prévu au premier tour. 

En outre, Christophe Castaner n'exclut pas, dans Le Parisien, une dérogation au Code électoral qui permettrait à une personne de détenir non plus une, mais plusieurs procurations. "C'est une piste que le gouvernement est prêt à étudier", indique-t-il. D'autres outils, comme le vote électronique et le vote par correspondance, sont en revanche écartés, rappelle le ministre.

Des réunions publiques pourraient se tenir

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Si l'exécutif avait insisté vendredi sur la nécessité d'organiser "une campagne numérique" afin d'éviter le brassage des populations, Christophe Castaner ne ferme pas la porte à la possibilité d'organiser des réunions publiques durant la campagne. "Nous en parlerons avec les associations d'élus et les partis politiques, mais s'ils le jugent indispensable et s'engagent à observer une organisation stricte pour respecter en particulier les mesures de distanciation physique, on peut imaginer que ce sera possible", explique-t-il. 

En raison de ce scrutin très spécial, qui rallonge considérablement la période de campagne de l'entre-deux tours (plus d'un mois, contre une semaine en temps normal), Christophe Castaner indique enfin que le plafond de remboursement des frais de campagne serait exceptionnellement augmenté de 20% pour les candidats.

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