Coronavirus : pourquoi le 11 mai ne sera pas le jour du déconfinement total

Coronavirus : pourquoi le 11 mai ne sera pas le jour du déconfinement total

DECONFINEMENT - Dimanche 19 avril, Edouard Philippe a tenu, en compagnie d'Olivier Véran, une conférence de presse de plus de deux heures pour dessiner les contours du déconfinement, prévu pour le 11 mai prochain. Un déconfinement qui ne sera pas total, loin de là.

Il y a une semaine, Emmanuel Macron nous indiquait que "le confinement devrait être prolongé jusqu'au 11 mai". Une annonce qui avait soulevé plus d'énigmes qu'elle n'en avait résolu : aurait-on suffisamment de masques ? Quelle quantité de population pourrait-on couvrir ? Les seniors et les personnes à risque seraient-elles obligées de rester confinées ? Ce dimanche, accompagné du ministre de la Santé Olivier Véran, du directeur général de la Santé Jérôme Salomon et de la professeure Florence Ader, infectiologue à l'hôpital de la Croix-Rousse de Lyon, son Premier ministre a esquissé quelques pistes pour répondre à cette ambitieuse annonce.

S'il s'en trouvait pour espérer que la vie reprendrait le 11 mai comme elle s'était arrêté le 16 mars, Edouard Philippe les aura vite déçus. Loin d'être total, le déconfinement sera progressif. "Notre vie à partir du 11 mai, ce ne sera pas exactement la vie d'avant le confinement. Pas tout de suite et probablement pas avant longtemps. [...] Il va falloir s’habituer pendant longtemps à vivre avec le coronavirus". Ainsi, les bars, restaurants ou encore hôtels resteront fermés après le 11 mai, leur activité ne permettant pas "de limiter dans un premier temps la circulation du virus", a prévenu le chef du gouvernement. La liste des commerces pouvant éventuellement rouvrir leurs portes n'a pas encore été dévoilée.

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Il va falloir que ce télétravail se poursuive dans toute la mesure du possible.- Le Premier ministre Edouard Philippe, lors du point-presse du 19 avril 2020.

Le sujet sensible des personnes plus âgées et fragiles a également été abordé par le Premier ministre et le ministre de la Santé. Le 13 avril, Emmanuel Macron leur avait demandé de rester chez elles, même après le 11 mai. Cela passerait-il par la contrainte ? Accusé de mettre en place une mesure discriminatoire, attentatoire aux libertés, il a fini par faire machine arrière, vendredi 17 avril, en finissant par se résoudre à un appel à la "responsabilité individuelle". Le dimanche suivant, Olivier Véran a insisté sur le fait qu'il n'y aurait pas "d’obligation à rester chez soi". Il y aura en revanche des mesures pour faciliter le maintien à domicile des personnes vulnérables, si ces dernières le souhaitent.

Comme le président de la République quelques jours avant lui, Edouard Philippe a appelé à la poursuite du télétravail après le 11 mai : "Beaucoup de nos concitoyens se sont mis au télétravail, beaucoup peuvent le faire, beaucoup ont pu profiter de cette possibilité. Il va falloir que ce télétravail se poursuive dans toute la mesure du possible." Sujet sensible dans le monde du travail, avec notamment la condamnation d'Amazon la semaine passée, il a également déclaré que les gestes barrières et la distanciation sociale devaient être respectés dans les secteurs d'activités où le télétravail n'est pas possible. Enfin, il a souligné que le port de masques dans les transports en commun serait "probablement" obligatoire.

Un retour à l'école progressif

Concernant le retour à l'école, des restrictions, conformes à un déconfinement progressif, seront sans doute appliquées. Le Premier ministre a ainsi déclaré qu'une réouverture des écoles "par territoire", en commençant par les zones les moins touchées par le Covid-19, ou bien "par moitié de classe", était à l'étude. Ce confinement progressif touchera également les grands rassemblements familiaux et amicaux : "Il ne me paraît pas complètement raisonnable d'imaginer qu'un mariage qui rassemblerait 200 personnes dans un lieu confiné soit immédiatement envisageable." Signe que, confinement ou pas, la distanciation sociale restera, elle, de mise, dans les plus petites aspects de nos vie.

Enfin, Edouard Philippe s'est également exprimé à propos des vacances d'été. Et il a conseillé d'éviter les grands déplacements, notamment à l'étranger : "Est-ce que l'on peut réserver une maison, une location, une place de camping ou un hôtel au mois de juillet ou au mois d'août en France ou à l'étranger ? Je crains qu'il ne soit pas raisonnable d'imaginer voyager loin à l'étranger très vite."

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