Après-confinement : "Maintenant, on veut que la société soit partie prenante", selon Emmanuel Hirsch

Après-confinement : "Maintenant, on veut que la société soit partie prenante", selon Emmanuel Hirsch
Politique

INTERVIEW POLITIQUE - Emmanuel Hirsch, professeur d’éthique médicale à l’université Paris-Saclay, était l’invité d’Elizabeth Martichoux ce mardi 21 avril dans la matinale de LCI. Ce dernier a insisté sur l’importance du rôle de la société dans la période de l'après-confinement.

Emmanuel Hirsch, professeur d’éthique médicale à l’université de Paris-Saclay, était l’invité ce mardi 21 avril d’Elizabeth Martichoux sur LCI. Le professeur a insisté sur la mobilisation de chacun en cette période de quarantaine généralisée à tout le territoire, estimant que "si Edouard Philippe peut parler de déconfinement, c’est que le confinement s’est bien passé" et que là résidait "le capital chance pour la France". 

Le déconfinement, "une phase nouvelle"

Tandis qu'avec le confinement, on était "dans la sidération, dans l’incertitude absolue", d'après le professeur, sa sortie progressive dès le 11 mai amorcera "un stade politique", "une phase nouvelle où chacun devra être créatif et partenaire des décisions publiques", et où le débat et la concertation auront toute leur place. Emmanuel Hirsch part du postulat que puisque les Français "se sont responsabilisés" et ont fait preuve d’inventivité en cette période difficile, ils ont aujourd’hui leur rôle à jouer.

"On entre dans un autre temps qui ne sera pas soutenable politiquement s’il n’y a pas de concertation", a estimé Emmanuel Hirsch, prenant exemple sur la conférence nationale de santé (organisme consultatif auprès du ministère de la Santé, ndlr), une véritable "démocratie sanitaire". 

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Alors qu’il faudra tout reconstruire, l’activité sociale comme économique, la participation citoyenne est indispensable à la bonne vie de la nation, selon le professeur : "Maintenant on veut que la société soit partie prenante, qu’elle soit l’intelligence". Une concertation pouvant prendre forme grâce à une plateforme participative, poursuit Emmanuel Hirsch, et notamment sur la question des obsèques et des rites mortuaires. "Ça a été fait dans d’autres domaines, pourquoi ne le fait-on pas aujourd’hui ?", s’est-il interrogé.

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