A la veille des annonces d'Edouard Philippe, La France Insoumise propose son propre plan de déconfinement

A la veille des annonces d'Edouard Philippe, La France Insoumise propose son propre plan de déconfinement
Politique

POLITIQUE - A la veille de la présentation du plan de déconfinement, les Insoumis ont présenté ce lundi leur version en vue du 11 mai prochain.

Rentrée scolaire en septembre, "phase d'alerte sanitaire", réquisitions ou encore nationalisations... Les parlementaires de la France insoumise ont réalisé leur propre plan de déconfinement, dans un document rendu public ce lundi, soit à la veille de celui qu'Edouard Philippe présentera à l'Assemblée nationale. 

Dans cette "contribution ouverte" d'une trentaine de pages, les élus emmenés par leur chef de file Jean-Luc Mélenchon estiment à la veille de la présentation du plan du gouvernement par Edouard Philippe qu'on "ne peut exclure un échec de ce déconfinement hasardeux".

Les Insoumis reprochent au chef de l'Etat d'avoir "pris le problème à l'envers" en fixant "arbitrairement" la date du 11 mai et entendent "mettre à disposition un plan et des principes pour guider une action cohérente et argumentée".

Tests, nationalisations, retour au travail...

En premier lieu, les Insoumis suggèrent de "prendre la mesure du risque", soulignant les "inconnues scientifiques" sur le virus (immunisation, enfants porteurs ou non...) et préconisent notamment de "tester, tester, tester", avec deux scénarios possibles nécessitant "5 à 10 millions de tests" par mois.

Pour le monde du travail et les salariés, ils proposent entre autres qu'ils puissent se constituer "de plein droit" en "comités de production", qui permettront "de déterminer de façon collective de la pertinence de la reprise de l’activité". Ils prônent aussi des "recrutements massifs de personnel" et des "revalorisations salariales" pour l'hôpital, l'industrie ou encore les transports.

"Un déconfinement progressif, contrôlé"

Ils  estiment que le déconfinement "peut commencer à être programmé une fois que la planification de la mobilisation, démocratique, sanitaire, productive, a été mise en place", ajoutant que sa date doit "se baser sur des éléments objectifs". Les Insoumis plaident pour "un déconfinement progressif, contrôlé", commençant par les régions "les moins touchées".

"Toute la population doit avoir accès gratuitement à des masques, dont le port est obligatoire dans l’espace public et les transports, et à du gel hydroalcoolique", estiment aussi les élus LFI. Ils jugent enfin, en matière d'éducation, qu'il faut maintenir "fermés jusqu'en septembre" les établissements d’enseignement scolaire et supérieur.

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Dans un courrier accompagnant ces propositions, Jean-Luc Mélenchon réaffirme que la présentation du plan de déconfinement qui doit être suivie d'un débat et d'un vote au Parlement est "une imposture", déplorant l'absence de "temps d'examen approfondi ou d'amendement de la décision de l'exécutif. Ce lundi, le gouvernement a confirmé que  le vote sur le plan de déconfinement se tiendra dans la foulée malgré les appels de l'opposition à un délai de 24h pour l'analyser.

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