Transports en commun : Valérie Pécresse promet "un masque en tissu par abonné Navigo"

Transports en commun : Valérie Pécresse promet "un masque en tissu par abonné Navigo"
Politique

MASQUES - Invitée d'Elizabeth Martichoux ce lundi, la présidente de la région Île-de-France a promis "un masque en tissu par abonné Navigo", mais elle prévient : "il faudra d'autres sources d'approvisionnement" pour les transports en commun, citant l'Etat et les entreprises.

"C'est en tout cas ce que je souhaite, surtout pour l’Île de France". Sans être en mesure de confirmer que le gouvernement rendra obligatoire le port du masque dans les transports en commun dès mardi, Valérie Pécresse, invitée d’Elizabeth Martichoux ce lundi sur LCI, a indiqué qu'elle l'espérait. "L'Etat doit nous clarifier les règles du jeu pour que nous puissions les mettre en œuvre", a précisé la présidente de la région Île-de-France, évoquant notamment "les distances dans les gares, dans les trains, quel nombre de personnes dans les cars longue distance, dans les transports scolaires..."

En cas d'obligation effective s'agissant du port du masque dès le 11 mai, l'élue estime qu'il faudra en passer le cas échéant par "la verbalisation car rien ne serait pire que d'avoir 99% des voyageurs qui suivent la règle et le centième qui tousse dans la rame". Et d'insister : "mais qui dit verbalisation dit distribution à tout le monde parce qu'on ne peut pas verbaliser quelque chose qu'on n'a pas".

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"Un masque en tissu par abonné Navigo"

Si à compter du 11 mai, Ile-de-France Mobilités, le syndicat des transports régional, "garantit un masque en tissu par abonné Navigo", Valérie Pécresse prévient : "La région est prête à acheter (des masques) pour assurer le redémarrage mais derrière, il y a aussi une responsabilité des employeurs car ça fait partie de la journée de travail (...) donc il va falloir que tout le monde s’y mette". Pour la présidente de région, qui estime qu'"il faut être pragmatique" dans ce contexte, "tous les canaux possibles" doivent être utilisés, notamment "celui des employeurs, celui des  collectivités si le besoin se fait sentir".  

De son côté, "la région a commandé trente millions de masques", a-t-elle annoncé, précisant que quinze millions ont déjà été reçus et qu'une grande partie a déjà été distribuée "auprès des malades qui ont des ordonnances, des soignants, des EHPAD, des collectivités, des associations humanitaires" notamment.

Quant au nombre de personnes qui pourraient prendre les transports en commun en Ile-de-France en respectant les distances préconisées dès le 11 mai, Valérie Pécresse a évoqué "sans doute aux alentours de 25-30 % de ce qu'on transporte d'habitude" soit "beaucoup moins de personnes". 

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Rappelant ainsi la nécessité d'"économiser l'usage des déplacements" après le 11 mai "ce qui suppose une décision très lourde pour poursuivre le télétravail et rendre le port du masque obligatoire" , l'élue a encore indiqué qu'il allait être demandé "aux entreprises de continuer le télétravail au maximum, peut-être pas aussi rigoureusement que pendant le confinement mais au maximum de ce qui peut être fait" et évoqué par ailleurs un étalage des horaires.

Enfin, concernant le nombre de personnels disponibles pour assurer cette reprise des transports en commun à partir du 11 mai, Valérie Pécresse a expliqué que "toute la difficulté" repose notamment sur la garde des enfants, et les personnes qui sont elles-mêmes fragilisées. Et de poursuivre : "j’ai proposé à l’Etat que les enfants de tous les personnels de transport soient accueillis dans les mêmes conditions que ceux des soignants pour permettre le déconfinement".

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