Coronavirus : le gouvernement ne se fixe "pas de limite budgétaire" pour "sauver l'emploi", assure Muriel Pénicaud

Coronavirus : le gouvernement ne se fixe "pas de limite budgétaire" pour "sauver l'emploi", assure Muriel Pénicaud

ENTREPRISE - Invitée politique d’Elizabeth Martichoux ce jeudi 12 mars sur LCI, la ministre du Travail Muriel Pénicaud est longuement revenue sur la menace d’une crise économique provoquée par le coronavirus au sein des entreprises pour mieux vanter les vertus de "l'activité partielle"..

Le gouvernement ne se fixe "pas de limite budgétaire". Interrogée ce jeudi matin sur LCI à quelques heures de l’allocution attendue d’Emmanuel Macron, Muriel Pénicaud a souligné que l'exécutif se préparait à parer à l'urgence, soit protéger les entreprises, l’emploi et les travailleurs : "Comme dans une crise sanitaire en train de devenir une crise économique, il faut s’occuper de ce qui est urgent avant de rebâtir."

Aussi, afin de garantir la protection de l’emploi, la ministre du Travail mise sur l’activité partielle. Un dispositif renforçant et simplifiant le dispositif du chômage partiel qui permet au salarié d’éviter la lettre licenciement, de toucher 84% de son salaire net et à l’entreprise d’être remboursé par l’Etat à hauteur du SMIC : "Si une entreprise est en difficulté à cause du coronavirus, elle fait une demande au ministère du travail à la direction régionale. La loi prévoit que l’on réponde en 15 jours, en cette période, on répond en 48 heures."

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"Ne mettez pas vos employés au chômage"

Un sujet pris à bras le corps par le gouvernement. Dimanche 8 mars, Muriel Pénicaud avait indiqué que 900 entreprises avaient fait une demande d’activité partielle pour 15.000 salariés. "Ce mercredi soir, 3600 entreprises, soit 60.000 salariés ont fait la demande du chômage partiel", assure-t-elle ce jeudi matin, louant ce dispositif éludant la pénible épreuve de la lettre de licenciement. "Ce sera beaucoup plus dans les jours à venir, on fera un plan massif de soutien à l’emploi. Je n’ai pas de limite budgétaire, on fera ce qu’il faut. On a déjà à 180 millions d’euros de coût potentiel sur ces demandes. Le plus important reste que, dans une crise, il faut être auprès des salariés et protéger l’emploi." En somme, résume-t-elle, "le message envoyé aux entreprises, c’est ne mettez pas vos employés au chômage à cause du coronavirus."

Muriel Pénicaud précise que le ministre de l'Économie Bruno Le Maire œuvre auprès des banques pour qu’elles continuent à prêter de l’argent aux TPE/PME : "Toute entreprise sur une simple demande par mail peut avoir le report de ses paiements de charges sociales et fiscales". Elle ajoute que le gouvernement nommera d'ailleurs un "médiateur sur le crédit pour aider les entreprises ayant des problèmes de crédit".  

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