Ce que l'on sait du dîner d'Emmanuel Macron à l'Élysée mercredi soir à l'origine de plusieurs isolements

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REPAS À L'ÉLYSÉE - Après l'annonce du test positif d'Emmanuel Macron, plusieurs responsables de la majorité ont annoncé qu'ils se plaçaient en quarantaine, étant considérés cas contacts. À l'origine de ces décisions : un long dîner organisé mercredi soir à l'Élysée.

Dîner à l'Élysée, cluster à l'arrivée ? C'est la question que pourraient se poser certains participants à une réunion organisée mercredi soir au palais présidentiel, juste avant qu'Emmanuel Macron ne manifeste les premiers symptômes du Covid-19, confirmés jeudi matin par un test PCR. 

Ce dîner de travail, signalé par Le Point, rassemblait autour du chef de l'État des responsables LaREM et l'ensemble des présidents de groupe alliés à la majorité, ainsi que le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand, avec pour objectif d'évoquer l'agenda politique des prochains mois. Il s'est poursuivi tardivement, "jusqu'à minuit et demi", a précisé Le Point, ce qu'ont confirmé des participants. 

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Plusieurs "cas contacts"

S'il est bien sûr trop tôt pour parler de cluster, plusieurs personnalités présentes mercredi soir ont fait savoir qu'elles allaient se placer à l'isolement et réaliser des tests. C'est le cas du patron de LaREM, Stanislas Guerini, mais également du secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler, du Premier ministre Jean Castex et du président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand. 

Ces responsables politiques avaient un point commun : ils étaient installés à proximité du président de la République, autour de cette grande table de 15 mètres de long dressée dans la salle des fêtes de l'Élysée, vaste lieu dédié aux grandes réceptions. 

Le dîner en question comptait toutefois d'autres personnalités, qui n'ont pas été signalées pour l'heure comme "cas contacts" en raison de leur distance physique avec le chef de l'Etat : le patron du groupe LaREM Christophe Castaner, celui du Modem Patrick Mignola, le Haut-commissaire au Plan François Bayrou, le député LaREM Thierry Solère, l'eurodéputé Stéphane Séjourné ou encore l'ex-conseiller spécial du président Philippe Grangeon.

"Plusieurs mètres entre les convives"

La configuration du dîner présidentiel a suscité des réactions politiques, certains y voyant, à l'instar de François Asselineau, un non-respect de la jauge des six convives autour d'une table, préconisée par les autorités sanitaires. 

Mais pour Christophe Castaner, il s'agissait non pas d'un dîner convivial mais d'une réunion de travail, comme toute réunion autorisée aux Français qui se rendent au bureau. Le député LaREM a mis en avant le respect des règles sanitaires durant ce repas. "Depuis le début de la crise sanitaire, l'Élysée organise les espaces, y compris lors des déjeuners de travail, avec des distances de plusieurs mètres entre chaque convive, de manière amplifiée avec des micros pour s'exprimer", a fait valoir Christophe Castaner lors d'un point face à la presse. "Par ailleurs, ces déjeuners ont lieu dans la salle des fêtes, qui a une capacité de 700 places."

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Cet épisode est "un appel à la prudence pour l'ensemble des citoyens", a toutefois reconnu l'ancien ministre de l'Intérieur. "Même si vous avez le comportement le plus exemplaire possible, le risque est là. C'est la raison pour laquelle il faut diminuer au maximum les situations où vous pouvez être en risque (...) Nous devons rester vigilants."

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Si ce dîner à l'Élysée a retenu particulièrement l'attention, d'autres réunions se sont déroulées au cours des dernières 48 heures autour du chef de l'État. Mardi, Emmanuel Macron avait rencontré les présidents de groupes d'opposition. Parmi eux, Jean-Luc Mélenchon, testé négatif mercredi en prévision d'un déplacement à La Réunion, a indiqué qu'il n'était pas considéré comme cas contact. Pas plus que Valérie Rabault (PS), Olivier Becht (Agir) ou Damien Abad (LR), qui ont toutefois décidé de se tenir à l'écart des réunions pour les jours à venir. En outre, un conseil de défense et un conseil des ministres se sont tenus mercredi à la mi-journée, mais l'Élysée a indiqué que les membres du gouvernement présents n'étaient pas, non plus, considérés comme des "cas contacts". 

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