Port du masque : Emmanuel Macron opte pour "une logique de recommandation, pas d'obligation"

Port du masque : Emmanuel Macron opte pour "une logique de recommandation, pas d'obligation"
Politique

CORONAVIRUS - Ce jeudi 23 avril, Emmanuel Macron a encouragé les maires à acheter de manière massive des masques grand public, mais "dans une logique de recommandation".

En ces temps troublés, où injonctions et préconisations n'en finissent plus de se contredire, la question du port du masque n'est pas la moins épineuse. Le mercredi 22 avril au soir, l'Académie de médecine communiquait pour affirmer qu'il "doit être rendu obligatoire dans l’espace public", afin de lutter efficacement contre le Covid-19. "Une simple recommandation ne peut suffire, chacun devant se considérer comme potentiellement porteur du virus et contagieux, même quand il se sent en bonne santé. Veiller à ne pas contaminer les autres n’est pas facultatif", insistait-elle...

Mais, ce jeudi 23 avril au matin, le président de la République, Emmanuel Macron, s’entretenant, par visioconférence, avec des maires et leurs associations représentantes, concernant les modalités du déconfinement à venir le 11 mai, a livré un tout autre message, selon les indiscrétions recueillies par LCI. Le chef de l'Etat a en effet encouragé les édiles à "se procurer massivement" des masques dits "grand public", mais dans une seule "logique de recommandation", précisant que "l'obligation n’interviendra que dans certains cas, comme dans les transports".

Des masques lavables et réutilisabes plusieurs fois

"Il y aura toujours une priorisation des masques FFP2 et chirurgicaux aux soignants", a ajouté Emmanuel Macron, l'exécutif privilégiant "le registre de la recommandation à ce stade" pour la généralisation au grand public, "car il faut avant tout respecter les gestes barrière", a-t-il encore argué. Des propos qui font écho à ceux du Premier ministre, Edouard Philippe, qui indiquait lors des Questions au gouvernement mardi, vouloir "faire en sorte que dans le milieu hospitalier on puisse disposer de masques FFP2  et chirurgicaux dans la durée".

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"Aux masques citoyens !" : l'Académie de médecine pour le port général du masque sans attendre

Pour le reste de la population, ce seront donc les masques "grand public", ayant l'avantage d'être lavables et réutilisabes plusieurs fois. "Ce sont des masques très performants, normés, certifiés, et ils correspondront à un niveau d'exigence qui est élevé. Ils sont produits par l'industrie textile française et sont aussi achetés à l'étranger par de grands exportateurs, pour équipier tous ceux qui souhaitent ou qui devront porter ces masques," a-t-il alors mis en avant, répétant qu'il est "possible d'ores et déjà de dire que dans certains cas ces masques seront probablement obligatoires, comme dans les transports en commun par exemple, où la densité peut être telle que ce serait nécessaire".

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Pourquoi ne pas le rendre obligatoire au-delà des transports publics, comme le souhaite l'Académie de médecine ? Aucune réponse officielle n'a été donnée à cette question spécifique. Le maire de Sceaux (Hauts-de-Seine) avait unilatéralement publié un arrêté en ce sens, se heurtant ensuite au Conseil d'Etat qui avait jugé, le 18 avril dernier, que les édiles "ne peuvent, de leur propre initiative, prendre d’autres mesures destinées à lutter contre la catastrophe sanitaire" que celles décidées par l'Etat. Lequel a donc seul la légitimité juridique d'assumer une telle décision. Mais peut-être pas les moyens.

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