Prêt garantis par l'Etat de 5 milliards d'euros à l'étude pour Renault

Prêt garantis par l'Etat de 5 milliards d'euros à l'étude pour Renault
Politique

ECONOMIE - Le gouvernement poursuit son plan de soutien aux entreprises. Invité vendredi soir du 20 Heures de TF1, le ministre Bruno Le Maire a annoncé un plan d'aide pour soutenir Air France mais également Renault.

L'Etat français envisage de garantir un prêt bancaire d'environ 5 milliards d'euros pour aider le groupe automobile Renault à traverser la crise du coronavirus, a annoncé vendredi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. "Nous travaillons sur un prêt de 5 milliards d'euros pour Renault, qui serait cette fois un prêt garanti par l'Etat", a déclaré le ministre sur TF1, précisant que ce montant était "encore en négociation".

"Qu'est-ce qui est en jeu ? C'est notre industrie automobile, c'est un fleuron industriel qui appartient à notre culture, à notre histoire, Renault! C'est un million d'emplois sur tout notre territoire qui sont liés à la filière de l'industrie automobile", a déclaré Bruno Le Maire.

Soulignant le caractère "historique" de la crise, M. Le Maire a poursuivi : "je veux que chaque entrepreneur, qu'il soit à la tête d'une PME, d'une TPE, ou à la tête d'une grande entreprise, sache que l'Etat sera à ses côtés et que nous ferons tout ce qu'il faudra, coûte que coûte, pour défendre nos entreprises", a-t-il notamment affirmé. Cette aide de l'Etat était dans l'air depuis plusieurs semaines : dès le 8 avril, Bruno Le Maire avait ouvert la porte à un soutien de l'Etat au constructeur, dont il contrôle 15% du capital.

Renault s'est montré confiant jeudi sur sa solvabilité, malgré un chiffre d'affaires qui a plongé de 19,2% au premier trimestre, à 10,1 milliards d'euros, victime de l'effondrement du marché mondial provoqué par l'épidémie de coronavirus. Le groupe, dégradé par les agences de notation, a brûlé 5,5 milliards de cash sur trois mois pour la seule activité automobile. Celle-ci disposait toutefois encore de 10,3 milliards de réserves de liquidités à la fin mars, a néanmoins souligné Renault.

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La directrice générale par intérim Clotilde Delbos a estimé jeudi, lors d'une conférence téléphonique avec des analystes, que le recours à des prêts garantis par l'Etat représentait "seulement un filet de sécurité (...), rien de plus" et que celui-ci se justifiait par les inconnues sur la durée de la crise et le rythme de la reprise.

Le constructeur français, qui a enregistré l'an dernier ses premières pertes en dix ans, avait vu début avril sa notation abaissée au rang d'investissement spéculatif par Standard and Poor's.

Les volumes de ventes mondiales du constructeur aux cinq marques (Renault, Dacia, Lada, Renault Samsung Motors et Alpine) ont chuté de 25,9% à 672.962 véhicules, dans un marché qui a lui-même dégringolé de 24,6% de janvier à mars, ce qui lui a permis de maintenir sa part de marché de 4,1%.

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