Coronavirus : réactions diverses de la classe politique après l'allocution d'Emmanuel Macron

Les chiffres avancés par le chef de l'Etat sont ceux considérés comme les plus fiables.
Politique

RÉACTIONS - Emmanuel Macron a-t-il convaincu la classe politique française, avec son allocution donnée jeudi depuis l'Elysée sur la pandémie de coronavirus qui se répand en France ? Des Républicains aux Insoumis, en passant les Centristes et UDIstes, voici les réactions à la série de mesures annoncées par le président de la République.

C'est avec le ton grave qu'Emmanuel Macron a pris la parole jeudi soir. Le président de la République s'est exprimé lors d'une allocution télévisée depuis son bureau de l'Elysée pour faire un point sur la situation en France et annoncer des mesures drastiques. Mise en place du chômage partiel, fermeture dès écoles dès lundi, prolongation de la trêve hivernale, tenue des élections municipales le 15 mars... 

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Qu'a pensé la classe politique française de cette série de mesures ? Interrogée sur LCI, Marine Le Pen a estimé que la France était sortie "de cette période de banalisation outrancière de cette crise sanitaire", réaffirmant sa volonté de voir les frontières contrôlées sinon fermées. Jean-Luc Mélenchon de La France Insoumise a, lui, fustigé ce qu'il juge être l'inaction du gouvernement depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron. "Il aura fallu une crise mondiale pour que le Président de la République comprenne que le modèle d’un monde est mort", "Un monde est mort. Celui qui croyait qu’on pouvait détruire tous les habitats naturels sans conséquence. Celui qui croyait que le marché pouvait remplacer l’hôpital public", a écrit l'Insoumis.

Le Centriste Hervé Morin a pour sa part appelé à des mesures plus fortes encore pour enrayer la pandémie. "Les reports de charges et de cotisations et les mesures de chômage partiel face à la violence du choc économique que nous allons vivre ne suffiront pas. Il faut que le gouvernement prévoie d’ores et déjà des mesures plus puissantes pour soutenir notre économie", a-t-il estimé.

Anne Hidalgo a, elle, annoncé qu'elle prendrait dès demain des mesures afin de répondre aux nouvelles consignes instaurées par Emmanuel Macron. "Je réunirai dès demain matin la cellule centrale de crise de la Ville pour tirer toutes les conséquences des mesures annoncées par le Président de la République. Elus et services de la Ville sont plus que jamais dévoués à la protection et à l’accompagnement des Parisiennes et des Parisiens, et plus particulièrement des plus fragiles", a écrit la maire de Paris.

L'allocution d'Emmanuel Macron a convaincu le Républicain Damien Abad. "Ce soir, j'ai trouvé le Président, Emmanuel Macron, à la hauteur de sa fonction. Il a clairement pris conscience de l'état d'urgence économique et sanitaire. Dans un esprit d'unité, nous serons vigilants quant à l’application de ces mesures dans nos territoires", a tweeté le député de l'Ain, patron du groupe LR à l'Assemblée.

"L'union nationale, oui, mais avec des actes concrets"

"La seule attitude possible est celle de la responsabilité collective", a appelé le socialiste Olivier Faure. "Personne ne doit manquer. Ce soir le PR a répondu à une large part de nos demandes. Nous accompagnerons l’effort et veillerons à ce que les paroles se traduisent en actes."

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Coronavirus : les annonces d’Emmanuel Macron

L'UDIste Jean-Christophe Lagarde a également appuyé les diverses mesures annoncées par Emmanuel Macron dans son allocution, en matière d'éducation et de santé. "Je partage les décisions annoncées ce soir par Emmanuel Macron, qu’il s’agisse de la fermeture des écoles, des 1ères décisions économiques ou du maintien des élections. D'autres mesures seront nécessaires dans les jours qui viennent, au gré des progrès de la pandémie", a-t-il déclaré sur Twitter.

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Enfin, Nicolas Dupont-Aignant a estimé que "généraliser les tests de dépistage, ou encore contrôler les frontières, la nécessaire fermeture des écoles et universités ne suffira pas à endiguer l'épidémie de Coronavirus". "L'union nationale, oui, mais avec des actes concrets et efficaces... La situation est trop grave pour se satisfaire de belles paroles et de demi-mesures !", a-t-il pointé du doigt.

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