Télétravail, chômage partiel... Muriel Pénicaud précise les contours des mesures pour l'économie et l'emploi

Télétravail, chômage partiel... Muriel Pénicaud précise les contours des mesures pour l'économie et l'emploi

TRAVAIL - Au lendemain de l'allocution d'Emmanuel Macron, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a précisé les contours des mesures à destination des travailleurs, et notamment des parents ayant des enfants de moins de 16 ans, obligés de passer en télétravail.

Des mesures fortes pour accompagner au mieux les Français dans cette période de crise sanitaire. Au lendemain de l'allocution  d'Emmanuel Macron sur la propagation du coronavirus dans le pays, Muriel Pénicaud a détaillé ce vendredi les contours des dispositifs que le gouvernement entend mettre en place sur le front de l'économie et de l'emploi. 

La ministre du Travail a notamment assuré que l'Etat prendra en charge "intégralement" le chômage partiel demandé par les entreprises pénalisées. "Des entreprises hésitaient en se disant qu'elles n'avaient pas les moyens de prendre en charge (...), là on remboursera intégralement 100% du chômage partiel", y compris au-delà du salaire minimum, a indiqué la ministre sur France Info. "Nous allons le prendre en compte sur le budget du ministère du  travail."    

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"Quel que soit le coût, nous ferons face", a poursuivi Muriel Pénicaud, qui a fait savoir jeudi soir, 5117 entreprises avaient demandé à bénéficier du chômage partiel pour un total de 80.000 salariés et un coût de 242 millions d'euros. "Mais ça va aller bien au-delà évidemment", a-t-elle souligné. Jusqu'à présent, le chômage partiel, qui indemnise le salarié à hauteur de 70% du salaire brut et 84% du salaire net, n'était pris en charge par l'Etat qu'à hauteur du Smic.

La ministre du Travail a aussi assuré que les entreprises pourront bénéficier d'un report de leurs cotisations "sur simple mail" à l'administration, notamment pour le versement des cotisations Urssaf qui intervient le 15 mars. "Vous faites un mail et vous ne payez pas", a-t-elle indiqué.

Le recours au télétravail facilité

Muriel Pénicaud a en outre affirmé que les parents d'enfants de moins de 16 ans ne pouvant recourir au télétravail - possible pour "à peu près un emploi sur trois", a-t-elle estimé - auront droit "automatiquement" à un arrêt maladie, sur simple demande de l'employeur. 

"Pour tous les autres (ceux qui ne pourront y recourir), je confirme qu'ils pourront tous être en arrêt maladie s'ils n'ont pas de solution, pas de télétravail, pour s'occuper de  leurs enfants", a-t-elle ajouté. "C'est un arrêt maladie sans qu'ils soient malade, c'est sans aller chez le médecin, il n'y a pas de délai de carence, c'est dès le premier jour qu'on est pris en charge, et c'est l'employeur qui le déclare", a expliqué la ministre. "Le salarié va rester chez lui, et l'employeur va envoyer l'attestation à la Sécurité sociale pour se faire rembourser."

"L'employeur ne peut pas dire non, c'est automatique, si vous avez un enfant de moins de 16 ans, qui est en crèche ou école, et que le télétravail n'est pas possible vous y avez droit automatiquement."

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