Corse : pour Laurent Wauquiez, "l'intégration à la République française ne peut pas être négociée"

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LR : le clash entre Laurent Wauquiez et Virginie Calmels

LR - Alors qu'Emmanuel Macron effectue mardi 6 février une visite très attendue en Corse, le président des Républicains a estimé sur France 2 qu'il ne saurait être question de donner à l'île une "citoyenneté corse". Il s'est toutefois montré ouvert sur la question du rapprochement des prisonniers de leurs familles.

Oui à l'identité, non à la "citoyenneté corse" ou au statut de résident. Laurent Wauquiez a précisé, mardi 6 février au matin sur France 2 la position des Républicains sur les revendications corses, alors que le président Emmanuel Macron est attendu sur l'île de Beauté pour un discours très attendu.

Pas de nouvelle réforme

Le président LR a martelé qu'il n'y avait "pas de citoyenneté corse", critiquant au passage la motion des élus nationalistes qui a été votée par des élus locaux LREM, en désaccord avec la ligne du mouvement présidentiel. Evoquer une nouvelle réforme territoriale pour la collectivité serait également prématuré, a-t-il jugé, puisque "la Corse vient d’obtenir son nouveau statut qui donne de grands pouvoirs".

Il faut, a cependant estimé l'ancien ministre, écouter "les attentes de vie quotidienne des corses", "dès que la ligne rouge est respectée et qu'il est clair que la langue corse ne peut pas être au même niveau que le Français (une revendication des nationalistes, NDLR).

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Prisonnier : un rapprochement "au cas par cas"

Laurent Wauquiez a jugé qu'il était parfaitement possible d'enseigner la langue corse (ce qui est déjà le cas), citant l'exemple de l'occitan enseigné dans sa région Auvergne-Rhône-Alpes. "Il faut respecter l'attachement à l'identité corse mais l'intégration à la République française ne peut pas être négociée", a-t-il ajouté.

Le président LR s'est également montré ouvert sur la question des prisonniers corses incarcérés loin de l'île de Beauté, estimant qu'il n'y a "pas de prisonnier politique" comme l'affirment les élus nationalistes, mais que le rapprochement réclamé par les familles pouvait "se regarder au cas par cas". Des positions sur la Corse qui, somme toute, ne sont pas si éloignées de celle tenue jusqu'à ce jour par le mouvement LREM. 

Durant la campagne présidentielle, en avril 2017, l'ancien candidat de la droite François Fillon s'était déjà opposé à la création d'un statut de résident, mais s'était dit "favorable à l'élaboration d'une loi spécifique sur la Corse" qui lui permette de "disposer des moyens de son développement, dans le respect de la diversité des territoires". 

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