"Coup d'Etat social", "gouvernement des riches" et "gros ballots" du FN : le discours de Jean-Luc Mélenchon en 5 vidéos

Politique

Toute L'info sur

Jean-Luc Mélenchon, l'"insoumis"

RÉSUMÉ - Appels à manifester à Paris le 23 septembre prochain, charges contre Emmanuel Macron et sa politique, moqueries envers les électeurs du Front national : ce qu'il faut retenir du discours de Jean-Luc Mélenchon à Marseille en cinq phrases et cinq vidéos.

Le leader de La France insoumise a prononcé ce dimanche un discours dans le quartier du panier, à Marseille, en clôture des Journées d'été de son mouvement. Sous le soleil provençal, Jean-Luc Mélenchon a été fidèle à lui-même, appelant les Français à se révoler contre le capitalisme et celui qu'il estime être son représentant : Emmanuel Macron. Il a également utilisé son verbe pour moquer les électeurs du FN. Florilège. 

Voir aussi

En vidéo

"Pas de blabla, du combat"

"Patrie, peuple, écoutez le message. Notre société est en train de basculer sous les coups du capital dans un ordre des choses et une organisation sociale qui tourne le dos à ce que le Conseil national de la résistance et toutes les luttes de nos anciens ont forgé pour nous libérer" : Jean-Luc Mélenchon s'en prend au capitalisme et à celui qui le représente en France : Emmanuel Macron.

Il appelle ensuite les Français à se rassembler à Paris le 23 septembre prochain pour manifester contre la réforme du Code du Travail. "Le 23 septembre prochain, il faut que le peuple déferle à Paris contre le coup d’Etat social, contre le coup d’Etat antidémocratique qui s’organise contre lui."

En vidéo

Sur les APL : "Cinq euros, c'est la goutte qui fait déborder le vase"

Jean-Luc Mélenchon est revenu sur la décision du gouvernement de baisser de 5 euros les APL pour les trois derniers mois de l'année 2017. "Cinq euros, ils osent dire 'Ce n’est rien'. Bon. On a montré que ce n’était pas si rien que ça", a commencé le leader de La France insoumise, faisant référence au panier de course qu'il avait acheté et apporté à l'Assemblée nationale avec Alexis Corbière afin de montrer ce que l'on pouvait acheter pour cinq euros au supermarché. "Il y a des gens, 5 euros c’est la goutte qui fait déborder le vase. C’est peut-être celle-là qui va vous précipiter vers autre chose. Par exemple, vous allez arrêter de payer votre loyer, ou votre électricité, et alors avant la trêve on vous jette dehors (...) Toute cette sauvagerie contre ces pauvres gens alors que le pays n’a jamais été aussi riche de son histoire, c’est une honte !"

Voir aussi

En vidéo

"Nous pouvons dire de Macron et de son gouvernement qu’il est le gouvernement des riches"

Jean-Luc Mélenchon a ponctué son discours de critiques contre le capitalisme et Emmanuel Macron, associant très souvent voire quasi-systématiquement les deux. "Nous pouvons dire de Macron et de son gouvernement qu’il est le gouvernement des riches. (…) Ces gens, il faut bien qu’ils nous expliquent que leur rapacité et leur cupidité, leur névrose de l’accumulation auraient une valeur sociale. C’est la théorie du ruissellement. C’est-à-dire que si la table est très bien servie au banquet des dieux, il finit par tomber des miettes de plus en plus grosses à mesure que les dieux ont la bouche trop pleine sur les misérables. (…) Il n’y a jamais rien qui ruisselle de la table des puissants vers celle des misérables. C’est tout le contraire. Plus ils accumulent d’argent, plus ils mettent l’économie en danger."

En vidéo

"Ca sert à quoi le FN ? A rien !"

Jean-Luc Mélenchon n'a pas pu s'empêcher de critiquer le Front national : "Et vous autre aussi, les gros ballots qui font du bruit dans les bistrots. Et après vous allez voter FN. Ca sert à quoi le FN ? A rien ! Regardez ce ramassis de poules mouillées."

En vidéo

Sur la moralisation : "Demandez des comptes aux escrocs du fisc"

Parmi les mesures prises par Emmanuel Macron critiquées par Jean-Luc Mélenchon : la loi de moralisation de la vie politique. "On a distrait les gens avec une loi de moralisation. Nous avons bavardé pendant des heures pour prendre des mesurettes, pour faire croire au peuple que les turpitudes supposées de monsieur François Fillon étaient la cause principale du sentiment d'immoralité que vous ressentez tous." Mais selon lui, ce ne sont pas les emplois familiaux qui sont en cause de ce sentiment, mais l'impunité des "puissants". "Demandez des comptes à Lafarge qui a financé les terroristes de Daech, demandez des comptes aux escrocs du fisc" s'est exclamé Jean-Luc Mélenchon.

Lire et commenter