Coups de casque : Boris Faure dément toute insulte raciste envers son agresseur M'jid El Guerrab

Coups de casque : Boris Faure dément toute insulte raciste envers son agresseur M'jid El Guerrab

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MISE AU POINT - Invité sur France Inter ce mercredi matin, le socialiste Boris Faure, frappé à coups de casque par le député REM M'Jid El Guerrab le 30 août dernier, est revenu pour la première fois sur son agression et son séjour à l'hôpital. Il a démenti toute insulte raciste et tout harcèlement à l'encontre de son agresseur. Et ne comprend pas que ce dernier soit toujours député, alors qu'il aurait pu "tuer".

L'altercation entre Boris Faure et M'jid El Guerrab, le 30 août dernier, a déjà fait couler beaucoup d'encre. Ce mercredi matin, sur France Inter, le socialiste a tenu à mettre les choses au point en prenant la parole pour la première fois depuis les faits. "Je vous le dis très nettement et solennellement : il n'y a eu dans ma bouche ( ) ce jour-là aucune insulte raciste", cela "ne fait pas partie de mon ADN", a déclaré celui qui s'est vu prescrire une ITT provisoire d'au moins 30 jours. Le premier secrétaire de la Fédération des Français de l'étranger du PS a expliqué que le soir de l'agression, il souhaitait simplement avoir une conversation "amicale" avec M'jid El Guerrab.

Il aurait pu tuer, il reste député."Boris Faure

Boris Faure a appelé le député LREM à revenir sur ses déclarations. "Tout ça, c'est du mensonge éhonté, et c'est même ce que j'appelle - parce que vous parlez aussi de ce qu'il appelle son entorse au poignet - ( ) du roman de gare. Tout ça c'est ce que j'appelle la deuxième agression (...) l'agression de la diffamation (...). Pourquoi elle est violente ? Parce que quand M'jid El Guerrab commence à parler dans la presse, je suis sur mon lit d'hôpital, dans l'incapacité de me défendre", a-t-il lancé. 


"Il est revenu sur certaines déclarations - 'sale arabe' il ne l'a pas dit dans la police, ce n'est pas dans le dossier d'instruction -, qu'il revienne sur le reste." "Moi je ne crois pas au pardon, je ne suis pas religieux vous voyez. Je crois à la justice." "On voit là que, sur le plan juridique, il y a un no man's land institutionnel. Pourquoi ? Ben un député pris en flagrant délit reste député. Il aurait pu tuer, il reste député. Là il y a un no man's land, il y a quelque chose à régler", a-t-il ajouté.

Le pronostic vital de Boris Faure a été engagé

Le socialiste a raconté être tombé dans le coma à la suite de l'altercation, et avoir dû être opéré en raison d'une "hémorragie cérébrale". Son pronostic vital a même été engagé. Il affirme avoir depuis "une oreille qui entend très mal" et des "maux de tête".

M'jid El Guerrab a été mis en examen pour "violences volontaires avec arme" après avoir asséné deux coups de casque à Boris Faure. En réponse, selon l'avocat du marcheur, au comportement du socialiste qui lui aurait "tordu" le bras. Les deux hommes nourrissent un contentieux né du départ fin 2016 du PS de M'jid El Guerrab, qui a rallié La République en marche d'Emmanuel Macron.

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