Covid-19 : l’opposition réclame des mesures... mais se garde de faire de vraies propositions

Covid-19 : l’opposition réclame des mesures... mais se garde de faire de vraies propositions

CORONAVIRUS - Avant d’être reçue par le Premier ministre en fin de journée, l’opposition critique le manque d’anticipation du gouvernement et sa mauvaise gestion de la crise sanitaire. Sans pour autant formuler de réelles propositions pour lutter contre l’épidémie.

Avant d'annoncer de nouvelles mesures restrictives pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, le gouvernement consulte. Ce mardi à 17h30, le Premier ministre rencontrera les forces politiques et les partis d'opposition du pays. Jean Castex s'entretiendra avec les présidents des deux chambres du Parlement Richard Ferrand (LaREM) et Gérard Larcher (LR), les chefs de partis, les présidents des groupes parlementaires et les présidents des principales associations d’élus. 

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Que réclameront les chefs des partis d'opposition ? Depuis plusieurs jours, ils s'attachent d'abord à critiquer le manque d'"anticipation" du gouvernement, et l'inefficacité des mesures prises ces dernières semaines, à commencer par le couvre-feu. "J’ai des doutes sur l’efficacité d’un couvre-feu tel qu’il existe. Certainement qu’il va falloir le renforcer, le durcir pour rendre cela plus efficace", a déclaré ce mardi sur franceinfo le patron des députés LR Damien Abad. 

Les chefs de parti se sont également prononcés sur ce qu'ils ne souhaitent pas voir instauré. "Sur la question du confinement moi je préfère des confinements locaux à la Toussaint, qu’un confinement généralisé à Noël. Ce qu’il faut absolument éviter, c’est un confinement généralisé du pays qui mettrait toute l’économie par terre, pas simplement les restaurateurs, les cafetiers, ou le monde du spectacle",  a averti sur franceinfo le républicain Damien Abad, estimant que "la vérité c'est qu'il n'y a pas de bonne solution, il y a le choix entre le tsunami hospitalier ou l'effondrement économique et social".

"Un nouveau confinement ne doit être que l'ultime recours"

"Un nouveau confinement ne doit être que l'ultime recours, parce qu'il aura des conséquences cataclysmiques sur la vie économique", a prévenu ce mardi sur CNews le vice-président du Rassemblement national Jordan Bardella. "Si des mesures supplémentaires sont nécessaires, il faut le faire, à la fois pour protéger nos concitoyens et pour protéger les soignants de cette vague qui monte", a expliqué sur France 2 le président (PS) du département de la Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel en appelant le gouvernement à "dire la vérité aux Français", sans donner de pistes de travail.

Ceux qui formulent quelques propositions se gardent de le faire sur un possible reconfinement. Olivier Faure s'est montré ferme sur le retour du télétravail généralisé. "Le télétravail doit être envisagé comme une obligation pour ceux qui le peuvent, ne serait-ce que pour décharger les transports", a-t-il déclaré lundi soir sur franceinfo. Lors d'une conférence de presse donnée ce mardi à l'Assemblée nationale, le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a plaidé pour des masques gratuits, la nationalisation des entreprises Luxfer (fabricant de bouteille à oxygène médical) et Famar (sous-traitant dans le médicament) ou encore l'augmentation du nombre de lits disponibles dans les hôpitaux.

Auprès de LCI, Damien Abad a proposé des "hôpitaux éphémères, une mobilisation de la réserve sanitaire et l'accélération de la formation des infirmières". 

Répondant à un député LR à l'Assemblée nationale qui critiquait la gestion de la crise sanitaire par l'exécutif, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a estimé que l'opposition de droite était "irresponsable" et "dans l'incapacité la plus absolue de proposer des mesures alternatives". "Vous n'avez aucune idée : si vous étiez aux affaires qu'est-ce que ce serait ? Vous ne feriez rien, vous seriez en train de regarder la situation se dérouler ; nous, nous prenons nos responsabilités", a ajouté Gabriel Attal.

Tous appellent au respect des mesures qui seront annoncées

En revanche, avant même la rencontre avec Jean Castex, tous appellent au respect des mesures qui seront annoncées ces prochaines heures par le gouvernement. "Nous aurons le temps de faire l’analyse de l’échec du gouvernement dans cette stratégie sanitaire. Aujourd’hui, il s’agit d’être rassemblés pour faire en sorte à la fois de sauver des vies et sauver l’économie française", a assuré Damien Abad. "Nous respecterons la discipline sanitaire. Nous gardons notre liberté de critique mais nous ne désorganiserons pas le dispositif", a quant à lui prévenu Jean-Luc Mélenchon.

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