Réouverture des commerces : "Nous aurons les éléments la semaine prochaine", assure Agnès Pannier-Runacher

Réouverture des commerces : "Nous aurons les éléments la semaine prochaine", assure Agnès Pannier-Runacher

COMMERCE - Invitée politique de LCI ce jeudi 19 novembre, la ministre déléguée en charge de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher a apporté un peu plus de détails au sujet de la réouverture des commerces. Elle parle notamment de conditions différentes selon les enseignes.

Les fêtes de fin d'années approchent désormais à grands pas et les commerçants sont toujours dans le flou concernant la date de leur possible réouverture. Beaucoup d'entre eux réclament de pouvoir ouvrir le 27 novembre. Le gouvernement, lui, campe sur ses positions et maintient qu'il ne rebattra pas les cartes avant le 1er décembre. Invitée ce jeudi matin sur LCI, la ministre déléguée en charge de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher leur apporte cependant son soutien, tout en donnant quelques précisions sur les conditions d'une réouverture.

Toute l'info sur

Covid-19 : la France touchée par une deuxième vague d'ampleur

Nous aurons les éléments la semaine prochaine.- Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'Industrie

"Nous savons bien quelle est l'importance de chaque jour à l'approche des fêtes de Noël. Mais chaque jour compte aussi en matière sanitaire", insiste-t-elle. "Ces décisions, nous les prenons en fonction de la réalité de la circulation du virus. (...) Nous aurons les éléments la semaine prochaine et c'est sur ces données-là que nous pourrons, en confiance et parce nous avons la responsabilité de la santé des Français, dire si c'est bon, ou pas". Elle affirme néanmoins que cette réouverture se fera "dès que possible".

Lorsque l'autorisation leur sera donnée de rouvrir leurs portes, les commerçants ne pourront en revanche pas tous le faire de la même manière, prévient-elle. "Il faut être au plus près de la situation. Vous n'ouvrez pas de la même façon une concession, un magasin de vêtements et un magasin d'objets souvenirs." 

Maintenir le Black Friday, une opération "absurde"

En attendant la lever de rideau, beaucoup craignent que le commerce en ligne ne mette encore plus à mal les petits commerçants. D'autant que la date fatidique du Black Friday, cette opération promotionnelle de masse fixée au 27 novembre, précède leur réouverture. La semaine dernière, plusieurs Fédérations de commerçants indépendants ont publié une tribune commune dans laquelle ils demandent son annulation.

Face à leur inquiétude, Bruno Le Maire lui-même a demandé mercredi, lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, sont report. "Est-ce que vraiment, vendredi prochain, c'est la bonne date pour organiser un Black Friday ? Ma réponse est non", a-t-il lancé. Sur le plateau de LCI, Agnès Pannier-Runacher précise qu'il ne s'agit pas d'une position individuelle du ministre, mais qu'elle est bien partagée par l'ensemble du gouvernement. "Organiser une opération promotionnelle alors qu'on ne sait pas encore si on est en capacité de rouvrir des commerces et quand", est selon elle "absurde" et risque "soit de ne pas bénéficier aux commerces physiques puisqu'ils seront fermés", soit induira "une ruée vers les commerces physiques parce qu'on aura ouvert".

S'en prendre à Amazon, inutile selon la ministre

Pour autant, la ministre déléguée en charge de l'Industrie estime qu'il est déraisonnable de s'en prendre à Amazon, évoquant la pétition lancée par plusieurs élus dont la maire de Paris, Anne Hidalgo et l’ex-ministre de l’Environnement, Delphine Batho. 

"Je leur dis que quand on se mobilise pour 5% du commerce français et qu'on ne s'occupe pas des 95% des commerçants qui eux, aspirent à travailler, à avoir du soutien, heureusement que l'État a mis le paquet pour les soutenir". Et d'ajouter : "Nous, nous sommes dans l'action. Nous ne sommes pas en train de pérorer pour 5% du commerce."

La publication de cette pétition, qui rassemble plus de 22.000 signataires, fait suite à celle d’une tribune publié sur Franceinfo où responsables politiques, syndicaux, mais aussi de libraires ou d’éditeurs avaient appelé à imposer une taxe exceptionnelle sur les ventes d’Amazon.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Allemagne : une voiture percute des passants dans une zone piétonne, cinq morts et plusieurs blessés

Roumanie : un mystérieux monolithe métallique découvert, semblable à celui trouvé dans l'Utah

EN DIRECT - Covid-19 : des "mesures restrictives" pour les Français souhaitant skier à l'étranger : Macron crée la polémique

EXCLUSIF - "J'ai vu la mort arriver" : Romain Grosjean raconte son effroyable accident

EN DIRECT - Vendée Globe : Escoffier possiblement récupéré par une frégate le 7 décembre

Lire et commenter